Alors que l'armée américaine a annoncé ce mardi 10 mars avoir détruit 16 bateaux mineurs iraniens, les Gardiens de la Révolution ont tout de même réussi à miner le détroit d'Ormuz.
Dans le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour l’économie mondiale, la guerre des mines a démarré. Les Américains ont annoncé mardi 10 mars 2026 avoir détruit au moins 16 bateaux mineurs iraniens, ainsi que plusieurs embarcations plus légères.
Ormuz se retrouve au cœur de l’escalade entre les États-Unis et le régime iranien, car malgré les frappes américaines, les Gardiens de la Révolution sont tout de même parvenus à placer des mines.
Un atout utilisé en ultime recours
C’est en tout cas ce que rapportent plusieurs sources militaires et civiles, sur la base d’images satellites. De petits bateaux de pêche iraniens auraient été surpris en train de miner la zone nord du détroit d’Ormuz.
Certes, cette zone est située du côté iranien, mais est proche des couloirs internationaux de navigation des pétroliers, ce qui pourrait constituer très rapidement une menace concrète en raison des courants dérivants.
Seule une dizaine de mines aurait ainsi été jetée à la mer. Un nombre bien loin des 2.000 à 6.000 mines navales dont l’Iran disposerait selon les estimations occidentales. Téhéran, qui a donc les moyens de paralyser ce détroit, hésite à recourir massivement à cette arme du pauvre.
Elle n’est envisagée pour l’instant qu’en ultime recours, car en réalité, les Gardiens de la Révolution savent que s’ils minaient totalement le détroit, ils se mettraient à dos leurs derniers clients et alliés. À commencer par la Chine, elle-même approvisionnée en pétrole par le détroit d’Ormuz, poumon économique de la planète.