La hausse des prix des matières premières est responsable d'une légère augmentation des prix des eaux en bouteille. Mais comme le conflit s'éternise, cette inflation pourrait se répercuter sur d'autres produits dont les contenants sont fabriqués à base de polyéthylène, dont plus de 84% de la production est faite au Moyen-Orient.
C'est une conséquence du conflit qui commence à être visible dans les rayons des supermarchés. Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, les cours du plastique ont flambé entre 10% et 15% selon les types de matière. Et parmi les plus fortes hausses, le polyéthylène nécessaire à la fabrication des bouteilles d'eau.
Selon Nielsen IQ, spécialisée dans l'étude des marchés, le prix de la tonne est passé de 1.000 à 1.500 euros. Pour le pack de six bouteilles, la part du coût du plastique est rapidement passée de 28 à 40 centimes pour les entreprises.
Une hausse de plus de 2% pour les eaux plates
Au fil des mois, les fabricants ont fini par répercuter cette hausse aux distributeurs. C'est pourquoi le prix de votre eau favorite a certainement grimpé de quelques centimes cet été.
Une hausse qui reste encore contenue en juillet, selon les chiffres du cabinet Circanat, qui table sur +2,3% concernant les eaux plates par exemple.
Et puisque 84% du polyéthylène vient du Moyen-Orient, la situation devrait encore durer et s'étendre à d'autres produits. "Plus largement, les produits impactés sont ceux pour lesquels l'emballage coûte davantage que le contenu. Il y a donc les boissons, mais aussi les produits d'entretien et puis certains produits d'hygiène", décrypte Arnaud Aymé, consultant au sein du cabinet SIA.
Cette légère hausse du prix de l'eau en bouteille s'ajoute dans un contexte de rebond de l'inflation en juillet, qui est passé à +2,1% sur un an, d'après les chiffres de l'Insee.