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Guerre au Moyen-Orient : ce que l'on sait de l'attaque qui a tué et blessé des militaires français en Irak

Un militaire français est mort "lors d'une attaque" dans la région d'Erbil au Kurdistan irakien, a déclaré Emmanuel Macron dans la nuit de jeudi à vendredi. [Xose Bouzas / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Un militaire français a été tué lors d’une attaque de drones dans la région d’Erbil, au Kurdistan irakien, a annoncé Emmanuel Macron. Il s'agit du premier décès dans les rangs français depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.

Un militaire français est mort "lors d'une attaque", a déclaré Emmanuel Macron dans la nuit de jeudi à vendredi, annonçant ainsi le premier mort recensé au sein de l'armée française dans le cadre de la guerre au Moyen-Orient. 

"L'adjudant-chef Arnaud Frion du 7ème bataillon de chasseurs alpins de Varces est mort pour la France lors d’une attaque dans la région d’Erbil en Irak", a écrit le président, confirmant que plusieurs militaires français avaient été blessés. 

"Sept de nos soldats ont été touchés par la frappe"

À 22h40 en Irak, deux drones de conception iranienne ont frappé le centre de la base kurde de Mala Qara dans laquelle plusieurs militaires français étaient installés. 

Dès la fin de la frappe, les sept blessés ont été pris en charge par les équipes médicales pour être amenés en structure hospitalière, où le décès de l’adjudant-chef Frion a été déclaré. Les six autres blessés sont toujours à l’hôpital et leur rapatriement en France se met en place.

"Sept de nos soldats ont été touchés par la frappe, parmi lesquels l’adjudant-chef Arnaud Frion qui, malgré une prise en charge rapide par les équipes médicales présentes, a succombé à ses blessures", a confirmé un communiqué du ministère des Armées. "L’adjudant-chef Arnaud Frion, déployé en Irak depuis le 24 janvier 2026 était issu du 7e bataillon de chasseurs alpins de Varces", a ajouté le ministère des Armées.

L'attaque visait des forces antiterroristes, selon Emmanuel Macron. Dans le cadre d'une coalition internationale antijihadiste dirigée par Washington, des militaires de plusieurs pays, dont l'Italie et la France, entraînent au Kurdistan irakien des membres des forces de sécurité kurdes.

Premier soldat français tué depuis le début du conflit

Ce vendredi, Emmanuel Macron a pris la parole à l'Élysée. "Arnaud Frion est mort pour la France. (...) Nos soldats ont été frappés, c'est inacceptable", a indiqué le président de la République. Et d'ajouter : "Face à la guerre en cours, la position de la France est purement défensive."

En parallèle, un groupe armé pro-iranien nommé Ashab al-Kahf a annoncé sur Telegram prendre pour cible les intérêts français dans la région après le déploiement du porte-avion français Charles de Gaulle en Méditerranée orientale.

C'est le premier soldat français tué depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée par des frappes israélo-américaines sur l'Iran le 28 février et qui s'est propagée dans plusieurs pays de la région.

Arnaud Frion, marié et père d'un enfant

"L’adjudant-chef Frion est vraiment ce que l'armée de Terre produit de mieux en termes de soldats. C'était un excellent soldat, quelqu'un d'ultra-compétent et très performant. Il est mort dans l'exercice de son métier. Il est mort en soldat, on le souhaite pas mais cela fait partie du métier et Arnaud le savait", a expliqué le colonel François-Xavier De la Chesnais.

Arnaud Frion, marié et père d'un enfant, était un chef exemplaire, reconnu pour son courage et son sens tactique, selon ses pairs. Médaillé militaire, il s'était distingué au Mali, au Niger, en Europe ces dix dernières années, avant d'être déployé en Irak en janvier. 

Il formait des combattants kurdes dans le cadre d'une mission antiterroriste lorsqu'il aurait donc été visé par un groupe armé pro-iranien de la région.