Qui était Qassem Soleimani, le général iranien tué par les États-Unis ?

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Le général iranien Qassem Soleimani a été tué par les États-Unis. 1:16
Le général iranien Qassem Soleimani a été tué par les États-Unis. © IRIB TV / AFP
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Le chef de l'unité d'élite des Gardiens de la Révolution islamique, Qassem Soleimani, a été tué tôt vendredi dans un raid américain à Bagdad. Il était le cerveau des opérations iraniennes au Moyen-Orient. Un homme d'action et de réseau extrêmement influent.
PORTRAIT

Regard noir, barbe poivre et sel, il était décrit par de nombreux experts comme le deuxième personnage le plus puissant d'Iran, après le Guide suprême Khamenei. Qassem Soleimani, le chef de la force Al-Qods, unité d'élite des Gardiens de la Révolution islamique, a été tué tôt vendredi dans un raid américain à Bagdad. Un décès qui laisse planer la menace d'une escalade extrêmement dangereuse des tensions entre Washington et Téhéran, tant le général était un personnage clef du régime iranien.

Pendant des décennies, il a œuvré en coulisses pour renforcer l'influence iranienne au Moyen Orient, que ce soit en Irak, son terrain de jeu favori, au Liban pour soutenir le Hezbollah et le Hamas Palestinien, ou encore en Syrie pour aider Bachar-el-Assad. Le général était de toutes les réunions secrètes, de toutes les tractations.

"Un mélange de James Bond, d'Erwin Rommel et de Lady Gaga"

Cet homme de l'hombre était devenu depuis quelques années une véritable star en Iran. Son compte Instagram, bloqué depuis plusieurs mois, était avant cela suivi par près de 900.000 followers. Il y apparaissait sur les champs de bataille syriens, ou encore sur des photomontages devant une Maison-Blanche en flammes. "Pour les chiites du Moyen-Orient, c'est un mélange de James Bond, d'Erwin Rommel et de Lady Gaga", résumait un ancien analyste de la CIE dans un portrait publié dans le magazine Time

La mort de Qassem Soleimani a, sans surprise, suscité de vives réactions en Iran. L'ayatollah Ali Khamenei s'est engagé vendredi à "venger" ce "martyre".

Europe 1
Par Julien Pearce, édité par Margaux Baralon