L'incendie de Grande Canarie faiblit, fait moins de dégats qu'on ne le craignait

, modifié à
  • A
  • A
L'incendie s'est déclenchée samedi, et a été le troisième a frapper l'île en dix jours.
L'incendie s'est déclenchée samedi, et a été le troisième a frapper l'île en dix jours. © DESIREE MARTIN / AFP
Partagez sur :
La diminution des vents dans la nuit de lundi à mardi à entraîné un ralentissement de la progression des flammes, qui ont déjà ravagé quelque 12.000 hectares sur Grande Canarie.

L'incendie sur l'île touristique espagnole de Grande Canarie commençait à faiblir mardi selon les autorités, grâce à des conditions climatiques plus clémentes qui ont permis de limiter les dégâts dans des espaces protégés riches en biodiversité.

Le vent a faibli

Déclaré samedi, l'incendie, d'une virulence rare avec des flammes atteignant par endroits 50 mètres de haut, faisait craindre lundi un "drame environnemental" aux autorités dans deux réserves protégées de l'île. "Après avoir visité les zones cette nuit, les techniciens me font savoir que l'incendie (...) perd en puissance", a annoncé à l'aube dans un tweet le président des Canaries Angel Victor Torres.

Le vent a notamment faibli dans la nuit, éloignant les craintes des autorités de voir brûler la réserve d'Inagua, un des havres de biodiversité de l'île dont l'intérieur est prisé des randonneurs pour ses paysages et micro-climats très divers.

Aucune victime à déplorer

L'incendie, le troisième en dix jours dans l'île, n'a toutefois toujours pas été contrôlé. Il a parcouru jusqu'ici 12.000 hectares et des villages, peuplés au total de 10.000 habitants, ont dû être évacués. Aucune victime n'est à déplorer et une partie des évacués pourraient rentrer chez eux mardi.

Le tourisme, moteur économique de l'archipel situé dans l'Atlantique face aux côtes marocaines, n'a cependant pas souffert de l'incendie, ont assuré les autorités : le gros des touristes fréquente plutôt les plages de l'île, la deuxième plus fréquentée de l'archipel des Canaries.

Le parc naturel de Tamadaba, une forêt de pins parmi les plus sauvages de la région, a lui été moins touché que ne le craignaient les autorités. "Le miracle a eu lieu cette nuit", s'est félicité Angel Victor Torres, le président régional.