Fusillade dans une mosquée en Norvège : un blessé, un suspect arrêté

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(Photo d'illustration.)
(Photo d'illustration.) © Christoph Soeder / dpa / AFP
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Une fusillade a éclaté dans une mosquée près d'Oslo, la capitale norvégienne. Le suspect arrêté est un jeune norvégien blanc. Si une personne a été blessée légèrement, le corps d'une parente du suspect a été retrouvé dans une maison de la banlieue d'Oslo. 

Une personne a été blessée dans une fusillade dans une mosquée près d'Oslo, et un suspect arrêté, a annoncé samedi la police de la capitale norvégienne. La police a été alertée de coups de feu dans la mosquée peu après 16 heures et a découvert quelques heures plus tard le corps d'une de ses parentes dans une maison près du lieu de la fusillade.

"Nous considérons qu'il s'agit d'une mort suspecte (...) La morte est liée à l'homme arrêté plus tôt aujourd'hui", a déclaré le porte-parole de la police, au cours d'une conférence de presse. Elle entretenait des "liens familiaux" avec lui, a-t-il précisé.

Connu des services de police 

Le responsable de la mosquée a déclaré à des médias norvégiens que l'assaillant, un jeune norvégien blanc, était muni de plusieurs armes. "Une personne a été touchée. Nous ne connaissons pas le niveau de gravité de ses blessures. Un suspect a été arrêté. La police est sur place", a déclaré la police sur Twitter. 

Dans un premier temps, la police avait fait état d'une personne touchée par les tirs, mais elle a ensuite précisé que la victime souffrait "de blessures mineures" et qu'il n'était pas établi qu'il s'agissait de blessures par balle.

L'assaillant "est un jeune norvégien. Il vit dans les environs", a déclaré samedi le porte-parole de la police d'Oslo, Rune Skjold, lors d'une conférence de presse. Selon la police, l'homme a agi seul et était connu de ses services, sans pour autant le décrire comme quelqu'un avec un "passé criminel". La police a précisé ne pas avoir d'informations sur la présence d'autres assaillants, ni sur le suspect arrêté.

"Un homme avec un fusil à pompe et des pistolets" 

 "Un des nôtres a été touché par balles par un homme blanc avec un casque et un uniforme", a déclaré de son côté le responsable de la mosquée, Irfan Mushtaq, à un journal local, Budstikka. Il a ensuite précisé à la chaine TV2 que l'homme portait plusieurs armes sur lui. "Un homme de type norvégien avec un fusil à pompe et des pistolets est entré dans la mosquée (...). Il a commencé à tirer autour de lui", a-t-il raconté. 

Il a précisé être arrivé sur les lieux peu après avoir été averti de la présence de l'homme armé, puis s'être rendu à l'arrière du bâtiment pour attendre l'arrivée de la police. "J'ai vu des cartouches éparpillées et du sang sur les tapis, et j'ai vu un des fidèles maîtrisant l'agresseur, couvert de sang", a-t-il déclaré au journal norvégien VG.

Seules trois personnes se trouvaient dans la mosquée quand l'homme, habillé de noir et qui portait un casque et un gilet pare-balles, y est entré, a raconté Irfan Mushtaq à des médias locaux.

Selon la chaîne publique NRK, la police a trouvé plusieurs armes dans la mosquée, et une personne qui s'y trouvait est parvenue à maîtriser l'assaillant avant l'arrivée des forces de l'ordre. Les services de sécurité de la police norvégienne (PST) ont indiqué "suivre les événements". "Il est trop tôt pour tirer des conclusions", a déclaré à NRK le responsable de l'information des PST, Martin Bernsen.

Selon le responsable de la mosquée, ce lieu de culte n'avait reçu aucune menace avant la fusillade.
Cette fusillade survient dans un contexte de recrudescence d'attaques menées par des suprémacistes blancs, notamment aux Etats-Unis et en Nouvelle-Zélande où 51 fidèles musulmans ont été tués en mars dans deux mosquées de la ville de Christchurch.

L'auteur de la tuerie de Christchurch avait écrit un manifeste haineux dans lequel il expliquait être influencé par des idéologues d'extrême droite, dont le meurtrier néo-nazi norvégien Anders Breivik. Breivik avait tué 77 personnes le 22 juillet 2011, en faisant exploser une bombe près du siège du gouvernement à Oslo, puis en ouvrant le feu sur un rassemblement de la Jeunesse travailliste sur l'île d'Utøya. Il reprochait à ses victimes de faire le lit du multiculturalisme.