Les stigmates du drame sont encore visibles sur les maisons. À Mercurol-Veaunes, une jeune femme de 19 ans est morte et une autre blessée après avoir été les victimes d'une fusillade samedi soir. L'hypothèse des enquêteurs est un règlement de compte sous fond de narcotrafic.
C'est dans un lotissement calme que la scène a eu lieu. Des balles ont même atteint le mur de la ville d'Yvan.
"Je n'ai jamais vu ça, jamais"
"Ici, vous avez 6 impacts dont un qui a traversé le moellon. Et puis, ça s'est logé dans le mur. Moi, j'étais derrière la porte. J'ai entendu des bruits que j'ai pris pour des pétards. Mais c'était fort et c'était en mode rafale. J'ai aussi entendu des cris et des voies aiguës. Ca a duré 15 à 20 secondes, à peu près", raconte-t-il.
Que se serait-il passé si les balles avaient atteint une fenêtre plutôt qu'un mur ? Valérie, qui habite également dans le quartier meurtri, constate que les choses ont changé, même ici dans ce village habitué à la quiétude.
"Je vis à Mercurol depuis que je suis née. Et je n'ai jamais vu ça, jamais. Ici, on n'est pas très loin de Valence, on n'est pas très loin de Romans. Donc je pense que maintenant, on est en sécurité nulle part. Ce sont des règlements de compte entre eux. Et nous, on peut en être les victimes collatérales", se désole-t-elle.
Une insécurité grandissante
Virginie, également résidente dans ce bourg de 2.800 âmes, fait le même constat de changement d'atmosphère. "Depuis qu'ils ont construit le collège il y a un ou deux ans, c'est devenu dangereux. Il y a maintenant du trafic de drogue dans les villages, de plus en plus. On dirait qu'ils veulent conquérir une nouvelle clientèle, je ne sais pas. Donc, ça nous fait peur car on a des petits enfants et parce qu'on ne veut que de la tranquillité." Un état des lieux dressé par de plus en plus de Français dans les zones rurales.
L'enquête pour retrouver les auteurs se poursuit actuellement. Elle se concentre sur les connaissances des deux jeunes hommes qui étaient également présents dans la voiture, originaires de quartier sensible de Fontbarlettes à Valence et connus défavorablement des services de police.