Après l'arrestation de trois ressortissants algériens sur le sol français dans le cadre de l'enlèvement et de la séquestration d'Amir Boukhors, un influenceur algérien, opposant au régime de Tebboune, l'Algérie a annoncé en début de semaine l'expulsion de 12 agents français présents sur son sol. Invité ce mardi matin sur le plateau de La Grande interview Europe 1-CNews, le ministre chargé de l'Europe Benjamin Haddad parle d'une décision "totalement disproportionnée et injustifiée".
"La justice est complètement indépendante, ça n'a rien à voir avec les autorités françaises ou avec le dialogue qui a été relancé par le ministre des Affaires étrangères et le président de la République avec les autorités algériennes dans les dernières semaines", justifie-t-il face à Sonia Mabrouk.
"Défendre nos intérêts"
"Mais aujourd'hui, on voit une réaction de la part des autorités algériennes complètement disproportionnée et injustifiée de procéder à l'expulsion de 12 ressortissants français qui travaillent dans les services consulaires et diplomatiques", regrette Benjamin Haddad.
Face à la situation, la riposte est inévitable prévient-il. "Le ministre des Affaires étrangères l'a dit, si Alger ne revient pas sur sa décision, il y aura des mesures de rétorsion. Notre seule boussole sur ce sujet comme sur d'autres, c'est de défendre nos intérêts", conclut-il.