Europe 1 a lu le thriller politique de Bill Clinton et James Patterson : on vous raconte

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Nicolas Carreau, le spécialiste littérature d'Europe 1, a pu lire en avant-première le roman co-écrit par l'ancien président américain Bill Clinton et le roi du thriller James Patterson. Une association étonnante pour un roman très réussi.

L'un est le plus grand vendeur de livres au monde, avec 325 millions d'ouvrages écoulés. L'autre est le 42ème président des États-Unis. James Patterson et Bill Clinton se sont alliés pour écrire à quatre mains un thriller politique événement, Le président a disparu (aux éditions JC Lattès, traduit en français par Dominique Defert). Le roman sort lundi aux États-Unis et mercredi en France. Europe 1 a pu le lire en avant-première ce week-end… en signant un papier de confidentialité.

L'histoire

Le roman s'ouvre sur une passe d'arme entre le président des États-Unis, John Duncan, et les membres d’une commission d’enquête. Le président est accusé de trahison et risque d’être destitué pour avoir protéger, selon toute vraisemblance, un terroriste extrêmement dangereux. En Algérie, un groupe de séparatistes était sur le point de mettre la main dessus et de le neutraliser, mais la CIA est intervenu et le terroriste s’est échappé. Par ailleurs, le journal Le Monde a révélé que Duncan a eu une conversation téléphonique avec le chef de l’organisation criminelle. Le président a de bonnes raisons d’avoir fait ce qu’il a fait, mais il ne peut pas répondre des accusations, car il mettrait en péril la vie de ses concitoyens. Mais ça non plus, il ne peut pas le dire. Dès lors, il prend les coups sans riposter. "C’est comme monter sur le ring", dit-il, "mais les mains attachées dans le dos".

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L'expérience de Bill Clinton

Dans ce livre, le président est le narrateur. Le lecteur est donc dans sa tête, et c'est tout l’intérêt du livre. Même s’il est bien précisé au début du roman que tout n’est que fiction, et que toute ressemblance avec des personnes ayant réellement existé n'est que fortuite. On sent bien que c’est là que Bill Clinton est intervenu pour se livrer sur ce qu’est le fait d'être un président. Il a su dire ce qui se passe vraiment dans la tête d’un président des États-Unis, y compris la peur, le cœur qui bat trop vite, les doutes… Tout en se devant de ne rien laisser entrevoir et de garder sa stature de chef du monde libre.

Le roman comporte d'ailleurs une scène très intéressante sur ce point. Le président Duncan est dans une situation de crise avec ses conseillers et chefs militaires. Deux terroristes se rencontrent dans un coin reculé du Yémen. Ils sont à découvert. Mais ils ont emmené avec eux des enfants pour leur servir de bouclier humain. Les militaires ont la possibilité de tirer un missile et de liquider tout le monde. Mais c’est au président de décider. On ne vous dévoilera pas la suite, mais on assiste là au débat intérieur du président, et c’est assez fascinant de réalisme.

La patte de James Patterson

Deux jours avant son passage devant la commission d’enquête, qui doit décider de son éventuelle destitution, le président disparaît. D'où le titre du roman. Que s'est-il passé ? C'est là qu’intervient James Patterson et son art parfaitement maîtrisé du suspens. Le lecteur passe de rebondissements en coups de théâtre toutes les trois pages.

Parallèlement, de très courts chapitres alternent avec le récit du président pour nous présenter Bach, une tueuse à gages, particulièrement efficace. Des généraux, des militants, des politiciens, des hommes d’affaires… "Elle a tué sur tous les continents", nous dit-on. On ne connait d’elle que son sexe, le nom de son compositeur préféré (Bach donc). Et son taux de réussite : 100%. En revanche, on ne sait absolument pas quelle est sa mission, ni sa cible.

Pour la suite, nous préservons le mystère. Comme l’ont d'ailleurs fait les éditeurs. Jusqu'à aujourd'hui, rien n’avait filtré sur l’intrigue. Le livre sort lundi aux États-Unis, et est déjà en tête des ventes sur Amazon. Pour la France, il faudra attendre mercredi. 

Europe 1
Par Nicolas Carreau, édité par Anaïs Huet