Pas question de dénoncer les accords de 1968 entre la France et l'Algérie. Emmanuel Macron a recadré vendredi son Premier ministre. Mercredi, à la sortie d'un conseil interministériel sur l'immigration, François Bayrou a annoncé que Paris allait "demander au gouvernement algérien que soit réexaminée la totalité des accords" entre les deux pays. Mais il n'en sera vraisemblablement rien.
Alors que la tension est forte entre les deux parties depuis plusieurs mois, Laurent Jacobelli avance que "le chef de l'État ne veut pas faire le bras de fer avec le gouvernement algérien". Au micro d'Europe 1 Matin week-end, le porte-parole du Rassemblement national fustige un Emmanuel Macron qui "est, d'une certaine manière, soumis aux diktats d'Alger". Une situation "d'autant plus inacceptable" pour celui qui est également député de Moselle, "que la France souffre de sa relation avec l'Algérie".