Elections en Italie : fin de la campagne après d'ultimes grands meetings

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L'éternel revenant Silvio Berlusconi a mené un marathon d'interviews vendredi.
L'éternel revenant Silvio Berlusconi a mené un marathon d'interviews vendredi. © Alberto PIZZOLI / AFP
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Sur les places et dans les théâtres de la péninsule mais aussi sur les plateaux de télévision, les principaux leaders ont cherché à convaincre les électeurs après une campagne marquée par des déclarations virulentes.

La campagne électorale pour les législatives de dimanche en Italie  a pris fin vendredi à minuit, après d'ultimes grands meetings pour les plus jeunes à Rome, Florence ou Milan et un marathon d'interviews télévisées pour l'éternel revenant Silvio Berlusconi. Sur les places et dans les théâtres de la péninsule mais aussi sur les plateaux de télévision, les principaux leaders ont cherché à convaincre les électeurs après une campagne marquée par des déclarations virulentes et dominée par les questions liées aux migrants ou à l'insécurité.

Une promenade à Naples pour Berlusconi. Si la loi impose le silence à tous les candidats depuis vendredi minuit, Silvio Berlusconi, 81 ans, a quand même prévu une innocente promenade à Naples samedi, alors que le Sud reste le plus incertain. 

Un système complexe. Les Italiens inaugureront dimanche une nouvelle loi électorale, un système compliqué qui mêle scrutins proportionnel et majoritaire sans aucune garantie d'aboutir à une majorité stable dans les deux chambres du Parlement. Ce système complexe favorise les formations enracinées sur le territoire, mais risque de ne pas départager les trois pôles majeurs qui s'affrontent (coalition droite/extrême droite, populistes du Mouvement 5 étoiles et coalition de centre gauche).

Le M5S "surévalué" selon Salvini. Après leur première, et dernière, réunion publique commune de la campagne jeudi à Rome, les leaders de l'hétéroclite coalition de droite et d'extrême droite, en tête avec environ 37% des intentions de vote selon les derniers sondages, se sont exprimés chacun de leur côté. Silvio Berlusconi, le chef de Forza Italia (droite), a ainsi dénoncé sur l'une de ses chaînes de télévision le Mouvement 5 Etoiles (M5S, anti-système) comme "une secte folle" et annoncé "la réorganisation complète de l'Etat italien". Matteo Salvini, patron de la Ligue (extrême droite) a lui aussi lancé depuis Milan une pique contre le M5S, "surévalué" dans les sondages à son avis, et a promis de meilleurs conditions de travail pour les forces de l'ordre.

Jeudi soir, Silvio Berlusconi a annoncé que l'actuel président du Parlement européen, Antonio Tajani, l'un de ses fidèles de la première heure, serait le chef du gouvernement en cas de victoire de la coalition. Même si Antonio Salvini revendique ce poste, assurant que la Ligue passera devant FI. Mais leur coalition n'est pas du tout assurée d'obtenir la majorité absolue au Parlement.

La fin de la période d'opposition ? Tout comme le M5S, qui devrait devenir le premier parti d'Italie mais hors de toute coalition. Le mouvement fondé en 2009 par le comique Beppe Grillo, qui avait créé la surprise en raflant un quart des voix en 2013, a conclu sa campagne par un grand rassemblement vendredi soir à Rome.  "Le centre gauche est hors combat. Ce soir c'est la fin de la période d'opposition et c'est le début de la période gouvernementale" du M5S, a assuré Luigi Di Maio, le jeune candidat du Mouvement au poste de chef du gouvernement, devant des milliers de sympathisants, même si la foule était moins nombreuse que prévue.

Le Parti démocrate se mobilise... Donnée en troisième position avec environ 27% des intentions de vote, la coalition de centre gauche menée par le Parti démocrate (PD, au pouvoir) a choisi d'organiser des rassemblements électoraux dans toute l'Italie. Le chef de file du PD, Matteo Renzi, a donné rendez-vous à ses militants dans une grande salle au bord de l'Arno, le fleuve qui traverse Florence, ville dont il a été le maire de 2009 à 2014.