Coronavirus : en Italie, une "dolce vita" loin des restrictions à la française

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A Rome, les musées et les restaurants ont rouvert. 1:31
A Rome, les musées et les restaurants ont rouvert. © VINCENZO PINTO / AFP
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Loin du couvre-feu, de la fermeture des restaurants et des musées tels que les Français les subissent actuellement, l’Italie fait partie des pays d’Europe où les restrictions pour lutter contre l’épidémie de coronavirus sont les moins lourdes. Même si la situation reste tendue.
REPORTAGE

Ils n’ont probablement pas eu l’occasion d’en profiter, mais les rugbymen du XV de France, qui disputaient samedi à Rome leur premier match du Tournoi des Six nations, se sont rendus dans une capitale où la vie est actuellement beaucoup plus douce qu’à Paris. L’Italie fait en partie des pays d'Europe où les restrictions destinées à lutter contre l’épidémie de coronavirus sont les moins lourdes. A titre d'exemple, les restaurants sont ouverts.

"C'est agréable par rapport à Paris qui est un peu une ville fantôme"

Un serveur qui apporte les plats, le bruit des couverts qui s'entrechoquent… A Rome, on peut déjeuner au restaurant et en terrasse, profiter de ce moment de temps suspendu. L’Italie est une sorte de paradis perdu pour nous autres Français. Ici, les restaurants sont ouverts jusqu'à 18 heures. L'Italie, très marquée par un premier confinement extrêmement dur, a tenu cette fois à maintenir au maximum une vie économique et sociale.

"On a un semblant de vie. On peut sortir, on peut prendre un café. C'est agréable par rapport à Paris qui est un peu une ville fantôme", sourit Roxane, 24 ans, une Française rencontrée près de l’incontournable fontaine de Trevi, et qui vit dans la capitale italienne. "Le fait que cette semaine, ils ont rouvert les musées, c'est une grosse différence comparé au mois dernier", abonde son amie Anaïs, une compatriote.

Alors attention tout de même. Cette levée récente des restrictions s'est faite contre l'avis de beaucoup de médecins. Certains épidémiologistes redoutent une nouvelle vague épidémique qui serait terrible. Cette "dolce vita" que nous, les Français, jalousons un peu, ne tient finalement pas à grand-chose.

Europe 1
Par Simon Ruben, édité par Rémi Duchemin