Coronavirus : 1.350 morts selon le dernier bilan, des responsables limogés à Wuhan et dans le Hubei

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Coronavirus Wuhan
Le bilan des victimes du nouveau coronavirus dans la province du Hubei s'est alourdi de 242 décès, pour un total de 1.350 en Chine. © AFP
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Le nouveau bilan de l'épidémie de coronavirus s'établit à 1.350 cas et 60.000 contaminations. Le nombre de patients infectés a bondi en 24 heures à cause d'une nouvelle méthode élargie de détection des cas. En Chine, la colère contre les autorités gronde. Plusieurs haut-responsables ont été limogés. 

Le bilan des victimes du nouveau coronavirus dans la province du Hubei s'est alourdi de 242 décès, pour un total de 1.350 en Chine. Un nombre de cas en forte hausse en Chine, après l'adoption par les autorités chinoises d'une nouvelle méthode de détection des cas. La commission a aussi indiqué que 14.840 nouveaux cas de contamination avaient été détectés dans le Hubei en 24 heures. C'est de loin le chiffre le plus lourd enregistré en 24 heures depuis que la crise a débuté en décembre. Cela porte à près de 60.000 le total des contaminations dans l'ensemble de la Chine continentale.

Une définition élargie des cas d'infection

Ces nouveaux chiffres pourraient alimenter les spéculations selon lesquelles la gravité de l'épidémie de pneumonie due au nouveau coronavirus, appelée officiellement Covid-19 par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), pourrait avoir été sous-estimée.

 

Ces fortes hausses sont dues à l'adoption d'une définition élargie des cas d'infection qui comptabilise désormais les cas "diagnostiqués cliniquement". Cela signifie qu'une radio pulmonaire peut être considérée comme suffisante pour diagnostiquer l'infection au virus, plutôt que les tests standard à l'acide nucléique. Ce développement intervient alors que le président chinois Xi Jinping s'était montré relativement optimiste mercredi.

Plusieurs responsables démis de leurs fonctions en Chine

A Genève, l'OMS a tempéré l'optimisme de Pékin. Michael Ryan, chef du département des urgences sanitaires de l'OMS, a déclaré : "Je pense qu'il est aujourd'hui beaucoup trop tôt pour tenter de prédire le commencement, le milieu ou la fin de cette épidémie".
Le chef de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a renchéri, préconisant "une extrême prudence". "Cette épidémie peut aller dans n'importe quelle direction", a-t-il affirmé.

L'ambassadeur chinois à l'ONU, Zhang Jun, a toutefois assuré que la Chine faisait face à l'épidémie avec "ouverture, transparence et responsabilité". Le diplomate a défendu les mesures de prévention et de contrôle "rigoureuses" adoptées par les autorités chinoises.

 

En Chine, la colère est vive contre les autorités. Les citoyens accusent le gouvernement de ne pas avoir réagi assez vite et de cacher des informations. Les têtes commencent à tomber : Jiang Chaoliang, secrétaire du Parti communiste chinois (PCC) pour la province du Hubei a été démis de ses fonctions et le numéro 1 de la ville de Wuhan a été révoqué.

174 personnes contaminées sur un paquebot de croisière

Pour l'instant, 99,9% des décès enregistrés dans le monde l'ont été en Chine continentale (hors Hong Kong et Macao), où est apparue la maladie en décembre. En dehors de Chine continentale, le virus n'a entraîné la mort que de deux personnes, une aux Philippines et une autre à Hong Kong. Il s'agissait dans les deux cas de ressortissants chinois.

Au Japon, la situation s'est aggravée à bord du paquebot de croisière Diamond Princess, en quarantaine près de Yokohama. 174 personnes sont désormais contaminées, 39 nouveaux cas ayant été annoncés mercredi.
Le coronavirus inquiète dans l'Union européenne, où des cas ont notamment été déclarés en Allemagne et en France. Les ministres européens de la Santé doivent se réunir jeudi à Bruxelles pour discuter du sujet.