Jitomir école Tonev 1:41
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Nicolas Tonev, édité par Manon Fossat , modifié à
L'offensive russe se poursuit ce vendredi en Ukraine. Dans la nuit, les Russes ont frappé le site nucléaire de Zaporijjia, la plus grande centrale atomique d'Europe. La ville de Jitomir aussi est visée par des frappes. Les avions russes ont bombardé la ville où se trouve notre envoyé spécial Nicolas Tonev, qui a pu rencontrer des habitants rescapés.
REPORTAGE

Au neuvième jour de l'invasion russe en Ukraine, la Russie a frappé la plus grande centrale atomique d'Europe, Zaporijjia, située dans le centre de l'Ukraine. Kiev a accusé Moscou d'avoir recours à la "terreur nucléaire", dressant le parallèle avec le drame de Tchernobyl en 1986. À Jitomir, à 140 km à l'ouest de Kiev, les avions russes ont bombardé le centre-ville la nuit dernière. Notre envoyé spécial sur place Nicolas Tonev a pu constater l'ampleur des dégâts. 

À 8h50 environ à Jitomir, un sifflement de moteur a retenti dans le ciel, et puis l'explosion, quelques secondes après. Un panache de fumée et de débris dans l'axe de l'administration du gouverneur, à 500 mètres de l'hôtel de notre envoyé spécial, laisse penser qu'elle était la cible. Mais l'engin est tombé à environ 150 mètres de là, sur l'école numéro 25 de la ville, totalement détruite par la frappe.

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© NICOLAS TONEV / EUROPE 1

Les civils plus que jamais en danger

Aucun cours n'était donné ce vendredi matin, mais quelques employés miraculés qui se trouvaient là sont extrêmement choqués. À l'image de Valia, rencontrée par notre envoyé spécial dans un abri anti-aérien tout près de l'école détruite. "Il y a eu une frappe comme ça, sans rien pour prévenir, aucune alerte. Il n'y avait pas d'avion donc c'était sans doute un missile", raconte-t-elle avant de poursuivre. "On était assis, il n'y avait pas de bruit et c'est arrivé."

"Heureusement que nous étions au rez-de-chaussée, ça nous a sauvé. C'est grâce à ça que je suis vivante avec ma collègue", réalise encore la jeune femme. "On s'est frayées un petit passage et on a pu avancer et sortir des décombres. Mais si les enfants avaient été là... Comment imaginer ça", souffle encore Valia. 

Être civil ne protège de rien. Tout le monde a conscience ici à Jitomir que la situation se durcit. Les alertes sont incessantes et face aux dégâts de ce vendredi matin, on comprend que les Russes sont prêts à mettre tous les moyens pour faire plier les villes ukrainiennes.

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© NICOLAS TONEV / EUROPE 1