Lot-et-Garonne : une chasse au trésor pour retrouver une météorite

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Des caméras scientifiques ont précisément identifié la trajectoire de la météorite. (photo illustration) © ANDREAS SOLARO / AFP
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Depuis une semaine, une météorite qui s'est écrasée en pleine campagne, près de la petite ville d'Aiguillon dans le Lot-et-Garonne, est recherchée. Des caméras scientifiques ont précisément identifié sa trajectoire, mais les recherches sont laborieuses car le terrain est immense et accidenté. 
REPORTAGE

Une chasse au trésor du ciel a débuté depuis plusieurs jours dans le Lot-et-Garonne, car des caméras scientifiques ont identifié la trajectoire précise d'une météorite qui s'est écrasée en pleine campagne, tout proche de la petite ville d'Aiguillon. Depuis, les scientifiques la recherchent, mais le travail est fastidieux.

Un maillage de caméras installées tous les 100 km pour scruter le ciel

"Il n’y a pas besoin d’instrument. Ce qu’il faut, ce sont des yeux et un cerveau. Je pense que les gens les plus efficaces sont les chercheurs de champignons", raconte François Colas, directeur de recherches au CNRS au micro d’Europe 1. Il dirige le réseau "Fripon", un maillage de caméras installées tous les 100 km pour scruter le ciel. Ce sont elles qui ont capté la trajectoire de ce "bolide" samedi dernier. Alors depuis une semaine, François Colas arpente cette zone de 1 km sur 3 où cette météorite tout droit venue de la ceinture d'astéroïdes a atterri. Son objectif : la trouver le plus vite possible.

"On recherche des météorites fraiches, qui n’ont pas été altérées par l’atmosphère. C’est beaucoup plus intéressant à étudier. C’est comme si c’était un objet dans l’espace", développe-t-il. Mais le terrain est immense et accidenté. Et contrairement à l'idée reçue, un caillou de cette taille ne fait pas de cratère. Alors François Colas distribue des tracts explicatifs aux promeneurs pour les aider à la reconnaitre. Les chercheurs sont également passés de ferme en ferme pour obtenir l'autorisation de chercher dans leurs champs. Tout le week-end, des battues par groupe de six étaient organisées. Mais dimanche matin, l'objet céleste n’avait toujours pas été retrouvé.

Europe 1
Par Benjamin Peter édité par Léa Leostic