Toulouse : deux mis en examen après la mort d'un policier à la sortie d'une discothèque

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Le policier n'était pas en service au moment des faits. Photo d'illustration.
Le policier n'était pas en service au moment des faits. Photo d'illustration. © Jeff PACHOUD / AFP
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L'agresseur présumé, un magasinier de 30 ans, avait déjà été condamné huit fois et avait fait de la prison pour des actes de violence.

Deux hommes ont été mis en examen, dont un pour "homicide volontaire", après la mort d'un policier, qui n'était pas en service, dans la nuit de vendredi à samedi à la sortie d'une discothèque de Toulouse, a indiqué lundi le parquet.

"C'est un enchaînement dramatique lié un peu à l'alcool et beaucoup à l'agressivité des personnes" poursuivies, a expliqué le procureur de Toulouse Dominique Alzeari, lors d'une conférence de presse.

Le policier n'était pas en service

Vers 5 heures du matin samedi, en sortie de discothèque dans le quartier de Sesquières, un individu "au physique assez imposant" double la file d'attente devant une baraque à frites et se montre vindicatif en multipliant les insultes, selon les témoins cités par le parquet. Le policier en civil s'interpose pour essayer de le calmer. "Il n'a pas fait valoir sa qualité, il était hors service", a précisé le magistrat.

L'agresseur présumé, un magasinier de 30 ans l'a alors bousculé puis lui a asséné deux coups de poings d'une "extrême violence" avant de le rouer de coups de pieds et poings sur le haut du corps. La victime, âgée de 35 ans et qui allait être père, n'a pas pu être ranimée par les secours et est décédée sur place.

Le parquet retient la qualification d'homicide volontaire

Le procureur a retenu la qualification d'homicide volontaire "dans la mesure où il y a une violence, une répétition des coups qui, au bout d'un moment, quand il y a une victime inerte et inanimée, tourne à la volonté d'attenter à la vie".

L'agresseur présumé, qui pratique la boxe, avait déjà été condamné huit fois et avait fait de la prison pour des actes de violence. Il a été interpellé quelques heures après les faits. "L'acolyte qui l'accompagnait, qui s'en est pris au camarade de la victime qui essayait vainement de s'interposer", est pour sa part poursuivi pour "violences en réunion". Il s'est rendu à la police. Le parquet a requis le placement en détention des deux hommes. 

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