Pas-de-Calais : 311 spécimens d'espèces protégées saisis près d'Arras

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Dimanche dernier, douaniers et policiers ont saisi près d'Arras 311 animaux détenus illégalement dont des tortues, des serpents et des araignées rares.

L'exposition était surveillée de près. La bourse aux animaux des "Reptile Day", organisée près d'Arras dans le Pas-de-Calais, a été visée par une vaste opération des forces de l'ordre le dimanche 4 novembre, mêlant policiers et douaniers. Et la pêche fut particulièrement fructueuse : 311 spécimens issus de 40 espèces différentes ont été saisis.

Caméléons, serpents et araignées. Sur place, douaniers et policiers ont en effet constaté un nombre important d'infractions, ce qui a abouti à la saisine d'espèces protégées détenues de manière illégale. "Parmi ces animaux figuraient 54 caméléons, mais aussi des serpents, des tortues aquatiques, des lézards, des geckos, des amphibiens et des araignées", précise le communiqué du ministère de l'Economie qu'Europe 1 a pu consulter.

Six exposants renvoyés devant le tribunal. Six exposants inscrits au salon, de nationalités hongroise, néerlandaise et belge, seront renvoyés devant le tribunal correctionnel, a indiqué à l'AFP le parquet d'Arras. Ils encourent des peines d'emprisonnement et des amendes, outre la confiscation des animaux. Par ailleurs, deux personnes de nationalités britannique et belge ont été sanctionnées par "de lourdes amendes" pour la détention sans justificatif de caméléons, en marge de l'exposition, selon le service des douanes.

484 saisies en 2017. En 2017, la douane "a réalisé en tout 484 constatations portant sur des spécimens protégés par la convention CITES (convention sur le commerce international des espèces menacées d'extinction, ndlr) et a secouru 575 animaux vivants avec l’aide des autorités sanitaires et des associations de sauvegarde des animaux", rappelle ce document.

"Une déclinaison du plan diversité". Le communiqué rappelle que détenir des espèces exotiques protégées, si elles sont extraites de leur milieu, "peut avoir de graves conséquences pour les écosystèmes locaux". François de Rugy, ministre de la Transition écologique, voit d'ailleurs dans cette opération "une déclinaison du plan biodiversité".

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