Nantes : le violeur récidiviste avoue le viol et le meurtre d'une adolescente de 15 ans

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Âgé de 45 ans, l'homme qui a avoué les faits a un très lourd passé judiciaire. 1:31
Âgé de 45 ans, l'homme qui a avoué les faits a un très lourd passé judiciaire. © AFP
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Une adolescente de 15 ans a été retrouvée morte le 20 août, dans une maison désaffectée, dans le centre-ville de Nantes. Samedi, un homme de 45 ans, déjà condamné en 2005 pour une série de viols et d’agressions sexuelles, a avoué les faits. Il encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

Le 20 août dernier, le corps d’une adolescente de 15 ans était découvert dans un appartement du centre-ville de Nantes, comme vous le révélait Europe 1. Ce sont les pompiers, intervenus pour un incendie volontaire, qui ont découvert le corps, dans les combles d’une maison en réfection. Samedi, un homme est passé aux aveux. Son ADN a été retrouvé sur les lieux.

Condamné à 18 ans de prison en 2005

Âgé de 45 ans, il a un très lourd passé judiciaire. Condamné en 2005 à 18 ans de réclusion criminelle pour une série de viols et d’agressions sexuelles, il est ressorti de prison en 2016, bénéficiant d’une remise de peine avec un suivi socio-judiciaire de 10 ans. Selon le vice-procureur de Nantes Yvon Ollivier, l’homme a parfaitement respecté le suivi. "Quand un drame pareil se produit, c’est un échec pour tout le monde. Mais la justice a travaillé conformément à la loi. Il y a des gens qui peuvent respecter de façade les obligations sans vouloir travailler le cœur du sujet", a commenté Yvon Ollivier.

Une maison désaffectée qu'il avait repérée

Comment déceler la part de vrai et de simulation chez cet individu décrit comme assez froid, capable de préparer minutieusement ses plans, en ne laissant rien paraître dans sa vie quotidienne, avec sa compagne et ses collègues ? A Nantes, il avait demandé à sa victime, croisée au hasard, de l’aide pour porter un carton à l’étage d’une maison désaffectée qu’il avait repérée. C’est là qu’il l’a violée et tuée, une étape qu’il n’avait alors jamais franchie. "C’était pour l’empêcher de crier", a-t-il déclaré à la justice.

Son sang froid pousse les enquêteurs à examiner sous un nouvel angle des faits encore non résolus dans la région. Depuis sa sortie de prison, le suspect, qui encourt la réclusion criminelle à perpétuité, a passé 66 mois sans éveiller le moindre soupçon.

Europe 1
Par Charles Guyard édité par Léa Leostic