Le bébé d'un rabbin brûlé après l'aspersion d'un produit sur sa poussette

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Dans la nuit de dimanche à lundi, la poussette, qui se trouvait dans le hall de l'immeuble de la grand-mère de l'enfant, a été aspergée, a priori par du "white spirit". Image d'illustration.
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avec AFP , modifié à
Les enquêteurs doivent déterminer si l'agression, survenue dans la nuit de dimanche à lundi, a été commise ou non pour un motif religieux.

Une enquête a été ouverte après l'aspersion d'un produit sur une poussette qui a causé des brûlures à la petite fille d'un rabbin à Bron, près de Lyon, a-t-on appris jeudi de source policière, confirmant une information du Progrès.

Garée dans le hall d'une immeuble. Dans la nuit de dimanche à lundi, la poussette, qui se trouvait dans le hall de l'immeuble de la grand-mère de l'enfant, a été dégradée et aspergée d'un produit "dont il faut identifier la nature", a précisé la source policière. Après avoir été promenée dans la poussette, la fillette de 14 mois a présenté des brûlures et a été conduite à l'hôpital. Ses parents ont déposé plainte lundi. Des examens médico-légaux plus approfondis doivent être réalisés prochainement.

Aucune hypothèse privilégiée. La Sûreté départementale du Rhône a été saisie de l'enquête, qui doit déterminer notamment si l'agression a été commise pour un motif religieux ou un autre. La police ne privilégie aucune hypothèse à ce stade.

Plainte déposée par le père. Le Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme (BNVCA) a condamné "vigoureusement l'agression lâche commise contre le bébé d'un rabbin de la ville de Bron", dans un communiqué qui affirme que les brûlures de l'enfant, situées "au dos, aux fesses et à la cuisse", auraient été causées par du "white spirit", un diluant à peinture. "Le papa du bébé, rabbin, âgé de 35 ans, qui a déposé plainte, nous confie que souvent son véhicule a fait l'objet de dégradations volontaires", ajoute le BNVCA.