INFORMATION EUROPE 1 - Affaire Grégory : un drone abattu à Lépanges-sur-Vologne

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Le petit aéronef était loué pour une série Netflix. Image d'illustration.
Le petit aéronef était loué pour une série Netflix. Image d'illustration. © THIBAUD MORITZ / AFP
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Mardi soir, le nouvel occupant de la maison des parents de Grégory Villemin a abattu à la carabine un drone qui survolait son terrain. 
INFO EUROPE 1

À Lépanges-sur-Vologne dans les Vosges, le nouvel occupant de la maison habitée en 1984 par les parents du petit Grégory Villemin a abattu un drone qui la survolait, mardi en fin de soirée, selon les informations recueillies par Europe 1.

Vers 23h30, le petit aéronef, loué pour une série Netflix, passait au-dessus de l’ancienne maison de Jean-Marie et Christine Villemin. L’habitant excédé a tiré sur le drone, à l’aide d’une carabine 22 long rifle. L’appareil, qui avait une autorisation de survol de la région mais pas spécifiquement de la maison, s’est crashé au sol.

"On avait toutes les autorisations". "On avait toutes les autorisations naturellement. On était en accord avec la préfecture, la mairie, et l'un des drones a été abattu par le nouveau propriétaire", a réagi Yann Lafargue, responsable de la communication de Netflix pour l'Europe. "On a le droit de survoler une zone, tout était en règle", a-t-il dit, ajoutant que "la gendarmerie (était) intervenue" et que "l'incident (était) clos". Contacté, le parquet d'Epinal n'a pas pu être joint mercredi après-midi.

L'affaire Grégory relancée en 2017

Grégory Villemin, âgé de 4 ans, avait été enlevé le 16 octobre 1984 alors qu'il jouait devant la maison familiale, située sur les hauteurs du village. Quelques heures plus tard, il avait été retrouvé noyé, pieds et mains liés, dans la Vologne. L'affaire Grégory a été relancée en juin 2017 avec la mise en examen pour le rapt mortel du garçonnet de Marcel et Jacqueline Jacob, son grand-oncle et sa grande-tante. Murielle Bolle, qui avait dénoncé en novembre 1984 son beau-frère, Bernard Laroche, avant de se rétracter, a été mise en cause pour les mêmes faits. 
La chambre de l'instruction a annulé ces trois mises en examen le 16 mai.

Europe 1
Par Pierre De Cossette avec AFP, édité par Noémi Marois