Gironde : tirs de mortiers d'artifice sur une patrouille de police, pas de blessé

  • A
  • A
Des policiers ont été à nouveau visés par des tirs de mortiers d'artifice, cette fois à Bordeaux.
Des policiers ont été à nouveau visés par des tirs de mortiers d'artifice, cette fois à Bordeaux. © AFP
Partagez sur :
Une patrouille de police en voiture a été la cible de tirs de mortiers d'artifice lundi soir dans un quartier populaire de Bordeaux. Aucun blessé n'a été à déplorer, mais un policier a évité de peu un véhicule fonçant sur lui. 

Une patrouille de police en voiture a été la cible de tirs de mortiers d'artifice lundi soir dans un quartier populaire de Bordeaux, sans faire de blessé. Un policier a également évité de peu un véhicule fonçant sur lui, a-t-on appris mercredi de source policière.

Le véhicule de police, en patrouille dans le quartier du Grand Parc dans le nord de Bordeaux, a été visé lundi vers 20H15 par des projectiles divers, puis par deux tirs de mortiers d'artifice, qui "n'ont pas fait de blessé ni occasionné de dégât à la voiture", a précisé cette source à l'AFP, confirmant une information du quotidien Sud Ouest.

Le ou les auteurs ont pris la faute

Le ou les auteurs ont pris la fuite entre les immeubles de cette cité, avant qu'après 21H30 une voiture ne fonce délibérément sur un policier, membre d'une patrouille venue en appui. Le policier l'a évitée de peu. Le conducteur n'a pu être interpellé, malgré une poursuite lancée par d'autres patrouilles. Une enquête a été ouverte pour violences sur personne dépositaire de l'autorité publique.

Interrogée sur l'hypothèse d'un éventuel effet mimétisme de ces tirs de mortiers d'artifice après l'attaque d'un commissariat de Champigny-sur-Marne, la source policière précise que des tirs avec ce type d'engin d'artifice surviennent "de temps en temps". Et que le police est "très présente" dans le quartier du Grand Parc, identifié "quartier prioritaire" de la politique de la ville, et récemment ciblé par des opérations proactives contre le trafic de stupéfiants.

Des faits similaires fin juillet 

Fin juillet dans cette même cité, trois policiers de la brigade anti-criminalité (BAC) avaient essuyé des "tirs tendus de mortiers d'artifice" alors qu'ils attendaient l'évacuation de scooters volés. Les tirs, provenant d'un groupe d'une quinzaine d'individus, avaient touché le véhicule, et un policier à l'intérieur avait été légèrement brûlé à la main par un résidu d'explosif.

Cinq mineurs interpellés peu après l'agression avaient été remis en liberté à l'issue de leur garde à vue sans poursuite judiciaire, les enquêteurs ayant établi qu'ils n'avaient pas participé à l'agression, bien que présents à proximité.