Femme démembrée retrouvée à Paris : les investigations confiées à un juge d'instruction

Parc des Buttes Chaumont
Selon BFMTV vendredi, "les enquêteurs s'interrogent sur les incohérences du mari", celui-ci ayant mis six jours à signaler sa disparition. © EDOUARD RICHARD / HANS LUCAS / HANS LUCAS VIA AFP
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avec AFP
Ce vendredi, les investigations sur la mort de la femme retrouvée démembrée en début de semaine dans le parc des Buttes-Chaumont ont été confiées à un juge d'instruction. Le parquet a ouvert une information judiciaire pour assassinat, atteinte à l'intégrité d'un cadavre et recel de cadavre.

Les investigations sur la mort de la femme retrouvée démembrée en début de semaine dans le parc parisien des Buttes-Chaumont ont été confiées vendredi à un juge d'instruction, a appris vendredi l'AFP auprès du parquet de Paris. Le parquet a ouvert une information judiciaire pour assassinat, atteinte à l'intégrité d'un cadavre et recel de cadavre. Lundi, vers 14H30, des agents municipaux des parcs et jardins avaient découvert, sous un tas de déchets verts aux Buttes-Chaumont, un sac plastique contenant le bassin et les cuisses d'une femme.

Le lendemain, d'autres restes, dont la tête, ont aussi été retrouvés lors d'une fouille approfondie de ce grand parc du nord-est de Paris très prisé des promeneurs. La victime a été identifiée mercredi grâce à l'analyse des empreintes digitales : il s'agit d'une femme de 46 ans, vivant en Seine-Saint-Denis, dont le mari avait signalé la disparition le 6 février.

 

Incohérences du mari

Selon BFMTV vendredi, "les enquêteurs s'interrogent sur les incohérences du mari", celui-ci ayant mis six jours à signaler sa disparition. D'après la chaîne d'info, il a notamment "indiqué qu'elle était sortie la nuit du 30 au 31 janvier alors que les caméras de vidéosurveillance de l'immeuble ne le démontrent pas", et les "enquêteurs se sont aperçus qu'il ne s'était pas rendu dans certains lieux de la capitale pour chercher son épouse, comme il l'avait affirmé dans un premier temps". Sollicité par l'AFP, le parquet de Paris a toutefois refusé de confirmer ces informations.

Il a par ailleurs annoncé avoir ouvert vendredi une enquête préliminaire pour violation du secret professionnel en lien avec les affirmations de BFMTV. Les investigations sont confiées à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN).