En Ardèche, incident entre la préfète et des manifestants qui lui crèvent un pneu

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Mardi, lors d'un déplacement en voiture, la préfète de l'Ardèche est tombée sur une manifestation de la CGT et de "gilets jaunes". Photo d'illustration.
Mardi, lors d'un déplacement en voiture, la préfète de l'Ardèche est tombée sur une manifestation de la CGT et de "gilets jaunes". Photo d'illustration. © RAYMOND ROIG / AFP
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Mardi, la préfète de l'Ardèche a été prise à partie par des manifestants, dont une partie étaient des "gilets jaunes", lors d'un déplacement en voiture.

La préfète de l'Ardèche Françoise Souliman, en déplacement mardi après-midi à Aubenas, s'est trouvée bloquée au milieu de manifestants qui ont crevé un pneu de sa voiture, selon des sources concordantes.

"Tout le monde s'est attroupé". "J'allais avec des collaborateurs visiter une entreprise, on est tombé sur une manifestation. On attendait qu'elle passe, comme tout le monde, mais des 'gilets jaunes' ont reconnu la voiture et tout le monde s'est attroupé autour de nous", a raconté Françoise Souliman, confirmant une information du quotidien régional Le Dauphiné Libéré.

Escorte policière. La représentante de l'État est alors sortie de son véhicule pour essayer de parlementer avec des manifestants, sans succès. "Je n'ai absolument pas été bousculée physiquement, on a juste eu un pneu crevé", a-t-elle ajouté. Les pneus d'un second véhicule préfectoral ont aussi été crevés. La préfète s'est ensuite rendue, sous escorte policière, dans un garage voisin d'où son véhicule a pu repartir.

"Ça tenait de la provocation". Quelque 700 personnes, dont des "gilets jaunes", ont participé à la manifestation d'Aubenas à l'appel de la CGT. Selon Michel Sabatier, responsable local du syndicat qui se trouvait sur les lieux, l'altercation est intervenue à un rond-point quand les deux voitures de la préfecture se sont engagées sur une voie bloquée par des "gilets jaunes". "Ils ont demandé à passer, ça a provoqué un attroupement, la préfète aurait pu reculer, elle n'a pas voulu, ça tenait de la provocation face à une manifestation qui se déroulait tranquillement jusque-là", juge le syndicaliste.

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