Ils croyaient investir en bitcoins, ils versaient des millions à des escrocs

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Les escrocs démarchaient des particulier par téléphone pour leur proposer des "placements miraculeux". 1:36
Les escrocs démarchaient des particulier par téléphone pour leur proposer des "placements miraculeux". © MYCHELE DANIAU / AFP
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Une coopération policière internationale a permis de démanteler une énorme escroquerie aux faux placements, ayant fait 85 victimes en France et en Belgique, pour six millions d’euros de préjudice. Les escrocs vantaient à des particuliers des rendements mirobolants en bitcoins, en or ou en diamants.

En France et en Belgique, 85 personnes ont été victimes d'une arnaque de grande ampleur. Le préjudice total s'élèverait à six millions d'euros. Une dame en Belgique s'est ainsi vu soutirer 500.000 euros. Une coopération policière internationale a permis de démanteler un réseau d'escroquerie aux faux placements en bitcoins, en or ou en diamants. 

Les escrocs agissaient par téléphone et se montraient visiblement très convaincants. Ils promettaient à leurs interlocuteurs des rendements mirobolants en bitcoin, en or ou en diamants. Paul Gérard, magistrat du parquet général belge, a pu écouter des extraits de conversations. Il parle d'un "cinéma" orchestré par les malfrats qui faisaient maintes références à un "service financier" inexistant.

Pour les "appâter", les malfaiteurs pouvaient "rembourser à certaines victimes leur mise de départ, augmentée de pseudo plus-values ou intérêts", a détaillé le procureur de la République à Nancy, lors d'une conférence de presse mercredi. Les victimes étaient ensuite contactées pour effectuer "des opérations plus intéressantes, mais qui nécessitaient des investissements beaucoup plus importants".

"C'est l'appât du gain, c'est humain"

"Vous avez des types au téléphone, très habiles, qui proposent des rendements à 10, 15, 20%", assure le colonel Despres, de la section de recherche du Bas-Rhin au micro d'Europe 1. Il a dirigé l'enquête après que la première plainte a été déposée à Sélestat en Alsace et affirme que la victime-type était l’épargnant moyen : "C’est l’appât du gain, c’est humain."

L’argent volé rebondissait de compte en compte partout dans le monde avant d’atterrir en Israël. Le cerveau présumé de cette arnaque géante est un escroc chevronné franco-israélien, acteur majeur dans l’immense fraude à la taxe carbone il y a dix ans. Les autorités espèrent son extradition vers la France très rapidement.

Europe 1
Par Arthur Helmbacher édité par Antoine Cuny-Le Callet