Affaire Maëlys : Nordahl Lelandais aurait confié à un codétenu avoir violé la fillette

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Maëlys, huit ans, avait disparu dans la nuit du 26 au 27 août 2017.
Maëlys, huit ans, avait disparu dans la nuit du 26 au 27 août 2017. © PHILIPPE DESMAZES / AFP
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Deux ans après la disparition de la fillette, les déclarations d'un codétenu de Nordahl Lelandais déclenchent un nouveau rebondissement dans l'affaire. Celui-ci affirme que l'ancien militaire aurait décrit en 2018 les détails l'agression sexuelle qu'il aurait fait subir à Maëlys avant de la tuer. 

Il y a deux ans jour pour jour, Maëlys, huit ans, disparaissait lors d'une fête de mariage à Pont-de-Beauvoisin, dans l'Isère. Lundi, Le Parisien révélait que Nordahl Lelandais, incarcéré à la prison de Saint-Quentin-Fallavier, dans l'Isère, se serait confié en 2018 à un codétenu à propos du meurtre de la fillette.

Description du viol de Maëlys

Le détenu, condamné pour des délits de droit commun, a affirmé à l'administration pénitentiaire, puis à un juge d'instruction, que l'ancien militaire lui a décrit en détails comment il a violé Maëlys et l'a frappée à mort avant de se débarrasser de son corps. Ces confessions auraient eu lieu lors des promenades, par geôles interposées. 

Lors de ces conversations avec son voisin de cellule depuis six mois, Nordahl Lelandais aurait aussi reconnu avoir tué le caporal Arthur Noyer, expliquant que celui-ci refusait de lui accorder une faveur sexuelle. "Je ne pouvais pas garder ça pour moi", s'est justifié le codétenu auprès du juge d'instruction, assurant qu'il n'avait aucune motivation cachée. 

Nordahl Lelandais nie toujours les faits

L'ancien maître-chien de 36 ans a démenti les propos tenus par son codétenu. Il assure qu'il n'a commis aucune violence sexuelle sur la fillette et maintient l'avoir frappée sans intention de la tuer, expliquant l'avoir tuée par accident, alors qu'il l'amenait dans sa voiture voir ses chiens. Une version des faits qui ne convainc toujours pas les enquêteurs puisque Nordahl Lelandais est mis en examen pour avoir agressé sexuellement deux de ses petites cousines, respectivement âgées de quatre et six ans, des faits qu'il a reconnus devant le juge

La véracité des propos rapportés par son voisin de cellule sont non seulement importants pour la famille de la fillette, mais aussi pour l'instruction, qui doit être clôturée cet automne. Car si les violences sexuelles sont avérées, et que l'ancien militaire est renvoyé aux assises pour meurtre d'une mineure de moins de 15 ans - âge limite du consentement - précédé d'un viol, il risque une perpétuité "réelle", c'est-à-dire une peine assortie d'une période de sûreté illimitée. Cette peine est la plus lourde du Code Pénal. 

La thèse du viol n'a pas pu être vérifiée par les experts parce que le corps de Maëlys a été retrouvé trop tard, six mois après sa disparition. Elle reste donc difficile à prouver. 

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