affaire chevaline 1:35
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William Molinié, édité par Laura Laplaud , modifié à
Quatre personnes, dont trois (ressortissants anglais d'origine irakienne) d'une même famille, avaient été retrouvées abattues sur une route forestière à Chevaline en Haute-Savoie, le 5 septembre 2012. Plus de neuf ans après les faits, un homme est en garde à vue depuis mercredi matin. Il s’agit du motard déjà interrogé puis mis hors de cause par les autorités.  

Un homme est interrogé par les gendarmes de la section de recherches de Chambéry depuis 8 heures mercredi matin pour "assassinat et tentative d'assassinat". Un rebondissement dans l'affaire dite de "la tuerie de Chevaline ", plus de neuf ans après les faits. En 2012, quatre personnes dont trois d'une même famille avaient été retrouvées abattues sur une route forestière dans le village alpin de Chevaline en Haute-Savoie.

Vérifier l'emploi du temps du suspect

Un nouvel acte d'enquête fait à la demande du juge d'instruction d'Annecy en charge de ce dossier. Il s'agit essentiellement, selon les informations d'Europe 1, de vérifier l'emploi du temps de cet homme. Une perquisition est aussi en cours au domicile de cet homme, un motard, déjà interrogé puis mis hors de cause par les enquêteurs.

À ce stade, on sait qu'en septembre dernier, une opération de reconstitution dans le secteur de Chevaline avait été ordonnée, ce qu'on appelle dans le jargon policier du timing, c'est-à-dire, par exemple, mesurer le temps de transport d'un point A à un point B.

"Mon client a toujours coopéré, il nage en plein cauchemar", a réagi au micro d'Europe 1 l'avocat du suspect, Jean-Christophe Basson-Larbi. "On semble être dans une possible fabrique d’un coupable avec le spectre d’une erreur judiciaire. Tel est mon sentiment à ce stade même si je ne veux pas imaginer que le juge d’instruction prenne une décision aussi grave à la légère et sans élément nouveau. Cela semble pourtant être le cas. Mais je n’ai pas accès au dossier."

De nombreuses pistes sont encore étudiées

Plusieurs juges d'instruction se sont succédé. Une nouvelle procureure de la République est arrivée à Annecy en septembre dernier, ce qui, très certainement, a facilité la relecture du dossier. Cette garde à vue s'inscrit donc dans ce souci de vérification. Les enquêteurs tentent de voir s'ils ne sont pas passés à côté d'un élément qui pourrait les mettre sur la piste du tueur.

Depuis le début de l'affaire, de nombreuses pistes ont été étudiées, plus ou moins farfelues : assassinat sur contrat, meurtrier itinérant, tueur local ou encore règlement de comptes entre services de renseignements. Mais rien, jusqu'à présent, n'a abouti.