Affaire Alexia Daval : le père de la victime réclame "la peine maximale" pour Jonathann

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Parents Alexia Daval 2:11
Le père d'Alexia Daval réclame "la peine maximale" pour Jonathann. © SEBASTIEN BOZON / AFP
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Alors que le procès de Jonathann Daval pour le meurtre de son épouse Alexia se tient actuellement, Jean-Pierre Fouillot, le père de la victime de féminicide, a réclamé la "peine maximale" à l'encontre de son ex-gendre. 

Le père d'Alexia Daval, Jean-Pierre Fouillot, a réclamé, mercredi, devant la Cour d'assises de la Haute-Saône "la peine maximale" à l'encontre de Jonathann Daval, accusé du meurtre de sa fille. "J’espère tout simplement que la peine maximum soit octroyée", a-t-il déclaré lors d'une déposition forte à la barre alors que son gendre encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

"Notre futur, il est simple, nous avons pris perpétuité. Est-ce que ce sera le cas de Jonathann, c'est vous qui en déciderez", a-t-il lancé à la Cour. "Ce fameux jour nous a éteint la lumière du bonheur et de la sérénité. Nous sommes désormais en mode veilleuse", a-t-il ajouté.  Et de s'interroger encore en s'adressant à l'accusé qui fuyait son regard : "Pourquoi Alexia a-t-elle été assassinée, pour une dispute, une relation sexuelle refusée et peut-être pour vouloir te quitter, Jonathann ?"

"Il nous a sali"

"Avant ce drame, le bonheur régnait au sein de notre famille" mais Jonathann l'a "cassé", a ajouté Jean-Pierre Fouillot, 64 ans, vêtu d'une veste de velours vert, la voix parfois altérée par les sanglots. "Il nous a sali" en accusant son beau-frère d'un complot et d'être le meurtrier, a-t-il encore lâché.

"Alexia était une fille tout ce qu'il y a de plus simple, mais tout ce qu’il y a de plus aimant (...) c'était un bonheur immense pendant toutes ces années", a-t-il ajouté, déplorant que la défense cherche à "salir" aussi la victime. "C'est d'un assassinat, c'est d'un massacre dont on parle", a estimé Jean-Pierre Fouillot, alors que les parties civiles soupçonnent Jonathann d'avoir prémédité le meurtre.

A l'issue, le président de la cour Matthieu Husson a salué la "dignité" de ces propos qu'il a résumés par "dix ans de bonheur avec Alexia, trois ans de malheur" depuis le meurtre.