Quand votre odeur permet à la police d'identifier les criminels

  • A
  • A
L'innovation du jour est une chronique de l'émission Toute l'info du week-end
Partagez sur :

Anicet Mbida nous offre chaque matin ce qui se fait de mieux en matière d'innovation.

L’innovation avec Anicet Mbida, bonjour ! Ce matin, une nouvelle arme pour identifier les criminels. On va pouvoir les reconnaître uniquement avec leur odeur, et cela aussi précisément qu’avec des empreintes ou de l’ADN.

Un super outil pour la police scientifique ! Si on est malin, on peut toujours éviter de laisser ses empreintes digitales ou des traces d’ADN. Mais à moins de porter un scaphandre, on laissera toujours une petite odeur. Des scientifiques de l'université Paul-Sabatierde Toulouse ont créé une éponge magique. Elle piège les odeurs corporelles pour ensuite pouvoir les analyser et dire, par exemple : "C’était un homme, la trentaine, qui adore la tête de veau et qui doit avoir une entorse, car il prend de l’ibuprofène".

Tout ça rien qu’avec l’odeur ? Mais si on la cache avec du parfum ?

En plus, il vous donnera la marque du parfum et sa composition Il faut savoir que notre odeur est divisée en trois parties. Il y a d’abord celle donnée par les parfums, les crèmes, etc. Ensuite, celle liée à notre alimentation, aux médicaments que l’on prend. Et puis, il y a notre odeur primaire, celle qui reste unique à chaque individu, même deux vrais jumeaux n’auront jamais la même. C’est cette odeur primaire que l’on va isoler pour pouvoir identifier la personne.

C’est cette odeur que les chiens sont entraînés à trouver ?

Exactement. Le problème, c’est qu’il est difficile de leur demander de comparer une odeur à des milliers d’échantillons. Il faut savoir, qu’en France, on a archivé plus de 3.000 odeurs corporelles, exactement comme des empreintes ou des traces ADN. Alors qu’avec un ordinateur, ce sera très rapide de les comparer avec toutes celles qui ont été récupérées sur le terrain. Encore une fois, on laisse toujours une odeur derrière soi

C’est déjà utilisé par la police ?

Oui. Un projet pilote vient de démarrer à la Gendarmerie Nationale. On peut s’attendre à un déploiement plus global d’ici 2022. Vous qui aimez les polars, ça pourrait donner de beaux scénarios d’enquête : "Le crime était presque parfait. Mais il a été confondu par quoi ? … Par son odeur".