Vendée Globe : une invitation au voyage que l’on ne peut pas faire cette année

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L'édito sport est une chronique de l'émission Europe Matin - 7h-9h
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Chaque jour, la matinale d'Europe 1 revient sur l'un des événements sportifs qui fait l'actualité. Ce lundi, Virginie Phulpin revient sur le départ du Vendée Globe qui a été donné ce dimanche. Selon elle, il va nous permettre de nous évader un peu en cette période morose de confinement.

Les 33 marins du Vendée Globe ont pris la mer ce dimanche aux Sables d’Olonne. Les voilà partis pour un tour du monde à la voile en solitaire et sans escale. Pour Virginie Phulpin, c’est une aubaine que ce Vendée Globe ait lieu cette année. 

Que celui qui n’a jamais eu envie, cette année, de larguer les amarres, lève le doigt. Nous les confinés, reconfinés et stressés par la crise sanitaire, on a enfin l’occasion d’élargir notre horizon. Il ne vous donne pas envie d’embarquer, vous, ce Vendée Globe ? Ce dimanche, Virginie Phulpin avait mis une alarme sur son téléphone à 13h02 précises. Bon, il faut dire que c’était son seul rendez-vous d’un week-end entre quatre murs. Le départ a été repoussé plusieurs fois à cause de la brume. Mais même ça, c’était une bonne nouvelle.

Il y a donc une vie à l’extérieur, et la météo a son importance ! Bien sûr que c’était un peu triste de voir les Sables d’Olonne sans spectateurs. Mais ça ne l’a pas empêchée de sourire en voyant la banderole accrochée au départ. "Veinards, en mer y’a pas de Covid". Ah, la mer, le tour du monde… Rien que ces mots nous font du bien quand on navigue entre l’évier et la douche si on veut entendre le bruit de l’eau.

Ce Vendée Globe aura certainement encore plus de succès que d’habitude auprès des spectateurs. On a besoin d’entendre les marins nous raconter les océans, nous expliquer les 40èmes rugissants et nous décrire le cap de Bonne Espérance. Comme une invitation au voyage qu’on ne peut pas faire cette année.  

On peut même participer virtuellement.

Avec la fameuse Virtual Regatta, le simulateur de course à la voile dont le succès ne se dément pas. Et là, en période de confinement, il y a déjà près d’un million de personnes inscrites. Même Loïck Peyron y participe, on peut le défier dans les mers du Sud sans quitter notre canapé. Pour Virginie Phulpin, ce Vendée Globe est le rêve des confinés.

Et puis à l’école, il y a beaucoup de classes qui font partie de cette aventure. L’occasion d’apprendre à gérer la météo, de découvrir le monde et la géographie, d’échanger entre élèves et d’avancer ensemble dans la même direction. C’est mieux sur un bateau. C’est ça aussi la voile. Alors on a peut-être du mal à faire du sport en ce moment, mais là c’est l’occasion de voir tout ce que le sport apporte dans l’éducation. On va faire des voyages immobiles grâce à cette course autour du monde.

Ça a comme le goût d’un rêve d’enfance. Quand on croyait que Vendée Globe s’écrivait en trois mots. "Le vent des globes", on s’imaginait sûrement que l’on avait plusieurs planètes terre. Cette course, c’est aussi l’occasion de rappeler qu’il n’y en a qu’une et qu’il faut en prendre soin. Un voyage immobile peut-être, mais ô combien initiatique.