Vendée Globe : les 33 skippers ont pris le départ du tour du monde à la voile

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Le skipper britannique Alex Thomson est l'un des favoris de la course.
Le skipper britannique Alex Thomson est l'un des favoris de la course. © JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP
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Le départ de la neuvième édition du Vendée Globe a eu lieu dimanche au large des Sables d'Olonne vers 14 h 20. 33 skippers, dont six femmes, s'affrontent pour remporter ce tour du monde à la voile en solitaire et sans escale qui s'est élancé sans public pour la première fois de son histoire. Le vainqueur devrait arriver dans 70 jours environ.

 

Trente-trois skippers dont une partie va voler autant que naviguer à bord de bolides des mers de nouvelle génération équipés de foils : le Vendée Globe, la course de voile mythique en solitaire et sans escale, a débuté dimanche aux Sables d'Olonne. Cette neuvième édition est partie quasiment en catimini, par la faute du coronavirus, les pontons vides de ce public qui s'était massé à 300.000 en 2016 le long du chenal, pour l'édition remportée par Armel Le Cleac'h. Pour lui succéder au palmarès, Jérémie Beyou (Charal) et Alex Thomson (Imoca Hugo Boss) dont c'est la cinquième participation, sont favoris.

Un départ retardé de plus d'une heure

Le départ a été retardé de plus d'une heure en raison du fort brouillard tombé comme une chape sur la côte vendéenne, qui ne permettait pas aux organisateurs de voir le bout de la ligne, longue de deux kilomètres. Les solitaires de neuf nationalités différentes, dont six femmes, ont coupé la ligne au signal sonore à 14 h 20, sans la noria de bateaux de supporteurs qui les accompagnent traditionnellement sur les premiers milles nautiques. Les mesures strictes liées à la pandémie ont privé le Vendée Globe d'une fête populaire, qui rassemblait des dizaines de milliers de personnes, notamment sur le chenal emprunté par les concurrents pour rejoindre le large.

Sur cette neuvième édition, huit Imocas flambant neufs (les monocoques de 18 m dédiés au Vendée Globe) iront chercher la gagne au bout de 44.996,2 kilomètres théoriques (24.296 milles nautiques) qu'ils entendent parcourir en 70 jours. Pour cela ils comptent sur leurs voiliers volants (les foilers), capables d'atteindre des vitesses phénoménales frôlant les 75 km/h. Les foils, appendices latéraux, permettent de réduire au minimum les contacts de la coque avec l'eau.

Le vainqueur attendu mi-janvier

Une incertitude demeure quant à leur fiabilité dans des conditions extrêmes de grosse mer, incertitudes à laquelle ce Vendée Globe devrait permettre de répondre. Cette flotte est d'une diversité architecturale inédite et nombreuses sont les incertitudes sur leurs capacités à boucler le tour du monde alors qu'ils ont peu navigué en raison de la pandémie.

Alors que toutes les éditions du Vendée Globe ont été remportées par un Français, Thomson compte bien entrer dans l'histoire. Parmi les 33 skippers qui s'élancent, Jean Le Cam (Yes We Cam!) fait figure de doyen à 61 ans pour sa cinquième participation (2e en 2005). S'est également aligné un skipper handisport né sans main gauche, Damien Seguin (Apicil). Le vainqueur est attendu mi-janvier. Le record à battre est de 74 jours (Armel Le Cléac'h/Banque Populaire en 2016/2017), quand le premier lauréat de cette compétition, Titouan Lamazou avait mis plus de 109 jours, signe de la révolution technologique connue depuis par la voile, dont témoignent aussi les pilotes automatiques. Le temps limite est fixé à 163 jours. En moyenne, un bateau sur deux termine la course.