Ligue 1 : le Covid fausse le Championnat

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L'édito sport est une chronique de l'émission Europe Matin - 7h-9h
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Chaque jour, la matinale d'Europe 1 revient sur l'un des événements sportifs qui fait l'actualité. Ce jeudi, Virginie Phulpin revient le championnat de football de Ligue 1 qui se retrouve faussé à cause de l'épidémie de Coronavirus. Ce jeudi, le PSG se voit privé de sept joueurs de son effectif alors qu'il fait son entrée dans la compétition.

Le PSG joue à Lens ce jeudi soir, pour le premier match de sa saison. Les Parisiens vont évoluer avec une équipe bis, puisque sept joueurs sont sur la touche pour cause de Covid. Pour Virginie Phulpin, ce virus fausse le championnat.  

Cette saison c’est la Covid qui va décider du classement de Ligue 1. Virginie Phulpin ne parle pas du PSG. Avec ou sans virus, le club a toutes les chances d’être à nouveau sacré champion de France à la fin. Sur l’ensemble de l’année, les Parisiens ont le temps de retrouver leurs têtes d’affiche et d’engranger les points nécessaires.

Mais pour les autres, ceux qui vont batailler pour une place européenne ou pour le maintien par exemple, ça n’est pas du tout la même chose d’affronter un PSG dégarni comme Lens ce soir ou l’OM dimanche, que de se retrouver face à l’armada parisienne au complet. Là, aujourd’hui, Lens a une vraie carte à jouer. On ne dit pas que ça va être simple, Paris a un réservoir de joueurs conséquent et peut parfaitement l’emporter, mais la possibilité d’empocher trois points ou même le point du match nul est quand même un peu moins hypothétique pour les Lensois que quand vous avez Neymar, Mbappé et compagnie en face.

Les adversaires directs de Lens pour le maintien, ou de l’OM pour une place en Ligue des Champions n’auront pas cette "chance" d’affronter un Paris décimé. Et si, en fin de saison, ça se joue à un ou deux points au classement, comme souvent, cette différence peut peser. On n’a pas fini d’entendre des plaintes sur le manque d’équité.  

Il faut bien jouer ces matches, même avec des équipes décimées. 

Ça c’est sûr. Si on attend qu’il n’y ait plus de cas de Covid pour jouer, on va avoir une saison blanche. Il n’y a personne à blâmer dans cette histoire. On ne va pas reprocher aux Lensois ou aux Marseillais d’affronter un PSG plus faible que prévu. Après tout, ça n’est pas Lens qui a demandé à reporter son match contre le Paris Saint-Germain.

Mais ça n’est pas la question en fait. On savait que cette saison allait être compliquée, et qu’il y aurait un problème d’équité sportive. Là, Virginie Phulpin a pris l’exemple de Lens et du PSG parce que c’est le match du soir, et que c’est particulièrement parlant. Mais ça va se reproduire pour toutes les équipes, à chaque journée.

Et c’est valable dans tous les sports d’ailleurs. Tous les clubs peuvent, à tout moment, se retrouver amputés de leurs principaux joueurs ou de leurs principales joueuses. Et ça va avoir des répercussions sur les championnats, sur les coupes, partout. Les clubs ne peuvent plus savoir contre qui exactement ils vont jouer, ni de quelles forces ils disposeront eux-mêmes. La seule certitude, c’est qu’on joue tous contre la Covid, et que l’important, là, c’est vraiment les trois points.