Ces espèces qui rétrécissent avec le changement climatique

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Rendez-vous à la ferme est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1 - Le 6h30 - 9h
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Ces espèces qui rétrécissent avec le changement climatique. ​Comme par exemple le rouge-gorge. en Haute-Loire, il est légèrement plus petit que ceux du Nord. C’est une stratégie d’adaptation.

Fanny, vous nous dites que chez vous en Haute-Loire, les rouges-gorge deviendraient de plus en plus petits…?

Déjà qu’ils n’étaient pas bien gras, certains oiseaux comme les rouges-gorge deviennent rikiki..Et ce ne serait pas un mal, ce serait même une stratégied’adaptation face au changement climatique. Des études récentes montrent qu’il y a un lien entre la hausse des températures et la taille des animaux. Nous n’avions pas beaucoup de preuves sur le sujet mais çà s’était avant que 70 000… oiseaux migrateurs de 52 espèces différentes soit étudiés au millimètre depuis la longueur de l’os de la patte, du bec et de l’aile jusqu’au poids de chaque individu. Ainsi certains migrateurs comme la bergeronnette à perdu 2 gramme en 40 ans!

En quoi cela avantage les oiseaux de rétrécir quand il fait chaud ?

Très concrètement à économiser de l’énergie, plus ont est léger moins on est affecté par les fortes chaleurs, c’est le principe de la thermorégulation, le corps va évacuer la chaleur plus aisément si il pèse moins lourd-de là on observerait une mortalité plus faible des oiseaux liée au coups de chaleur, c’est valable aussi pour l’homme qui supporte moins bien les coups de chaud en situation de surpoids, sauf que cette règle ne semble pas nous concerné, pour l’instant la courbe de l’obésité augmente autant que celle des températures moyennes mondiales!

C’est une bonne nouvelle en tous cas pour certaines espèces qui s’adapteraient finalement plutôt rapidement aux bouleversements du changement climatique !

On peut y voir du positif et se dire que certaines espèces peuvent s’adapter au même rythme que les modifications brutales de leur environnement mais jusqu’à quel point et combien d’espèces y laisseront plus que des plumes si les températures atteignent des seuils autant inacceptables qu’inversibles, c’est à dire au delà des deux degrés avant la fin du siècle rendant alors l’adaptation impossible même pour les espèces les plus aptes à encaisser les chocs!