Et si les plantes avaient des oreilles ?

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Rendez-vous à la ferme est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1 - Le 6h30 - 9h
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Vendredi, Fanny Agostini se penche sur ces études qui tendraient à confirmer que la musique stimulerait les plantes, au point d'accélérer leur croissance. Les végétaux seraient notamment de grands amateurs de musique classique et de jazz. 

Fanny, ce matin vous nous dites que les plantes pourraient avoir des oreilles.

Sans aller jusqu’à dire cela, il semblerait que les végétaux ne soient pas insensibles à la musique, à certaines fréquences et vibrations. Loin d'être une théorie perchée, des études sérieuses expérimentent le pouvoir de la musique sur les plantes.

Des équipes de chercheurs sont à l’oeuvre et mènent des expériences comparatives entre des végétaux stimulés à la musique et d’autres qu’on laisse grandir dans le silence. Les résultats sont déroutants avec une pousse accélérée des plantes ayant bénéficié de plusieurs heures de diffusions mélodieuses.

On fait écouter quoi aux plantes ?

Alors pas forcement du reggae. Les genres musicaux qui donnent les meilleurs résultats sont : la musique classique en générale et le jazz. Une fréquence musicale variant entre 400 Hz et 500 Hz ferait le plus de bien à la végétation. En revanche, toute musique qui ne serait pas harmonique n’aurait aucun effet.

Ce n’est pas pour rien d’ailleurs que l’on parle de l’effet Mozart, nom donné dans le années 90 par une université californienne qui a fait une batterie de test sur la relation entre vibration et croissance des végétaux et qui a constaté de meilleurs résultats avec des compositeurs classiques. Une étude qui fait écho aux premiers essais du scientifique Charles Darwin, qui passait trois heures par jour devant son mimosa à jouer du basson pour en améliorer la pousse.

Des maraichers ou des agriculteurs en utilisent déjà pour leurs cultures ?

En Italie et en Afrique du Sud, cette pratique commence à prendre de l’essor. En France, c’est encore assez marginal car la méthode n’est pas validé par le CNRS ou l’INRAE. Mais des publications scientifiques ne vont pas tarder à paraitre et déjà une centaine de maraichers et quelques vignerons s’y sont mis et font valser les carottes et poireaux sur les noces de Figaro. Au pire, si tout cela n’est que du "bullshit", la musique aura toujours une incidence bienfaitrice sur celui qui plante, cultive et récolte.