Selon Eurostat, la France est "championne des impôts et des taxes"

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L'édito économique d'Axel de Tarlé est une chronique de l'émission Deux heures d'info
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Chaque matin, Axel de Tarlé décrypte l'une des actualités économiques marquantes du jour.

La France est championne d'Europe des impôts et des taxes !

En plein mouvement des "gilets jaunes", Eurostat vient de publier le hit parade des pays qui taxent le plus. Sur les 28 pays de l'Union Européenne, nous sommes numéro un.
Les prélèvements obligatoires atteignent 48,4% en France, personne ne fait mieux ! Cela veut dire que sur 100 euros de richesses créées, l'État prélève 48 euros.
Comme pour le Mondial de foot pour accéder à ce trophée de "Champion", nous avons dû battre la Belgique. La Belgique est une solide concurrente mais elle reste à la deuxième place avec un taux de prélèvements obligatoires de 47%.
La Belgique n'est pas près de nous rattraper car la France a encore accru son avance l'an dernier avec une augmentation de 0,7%. Nous sommes donc passés en un an de 47,7% à 48,4%.
Nous sommes donc numéro un et loin devant le peloton.
La moyenne Européenne est de 40%. On y trouve d’l'Allemagne, les Pays-Bas et l'Italie qui est un peu au-dessus à 42%.
Le pays qui taxe le moins en Europe c'est l'Irlande avec 23%, soit deux fois moins qu'en France.

Comment s'explique cette place de "champion" ? Comment font les autres pour payer moins d'impôts ?

Ce qui est intéressant, c'est de regarder où nous taxons plus par rapport à nos voisins.
En matière de TVA, d'impôt sur le revenu et d’impôt sur le capital, nous sommes dans la moyenne européenne.
En revanche, là ou nous sommes nettement au dessus de nos voisins, c'est tout ce qui est cotisations sociales et salariales.
Or, à quoi servent ces cotisations ? À payer les retraites, la santé, le chômage et les allocations familiales.
En matière de retraite, de santé, d'indemnités chômage ou d'allocations familiales, le système français est plus généreux qu'ailleurs et nous sommes attachés à cette générosité.
La grande difficulté est là et même la contradiction de ce mouvement très populaire des "gilets jaunes".