Avec le coronavirus, les assureurs font face à la baisse du trafic routier… et aux pertes des entreprises

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Le monde bouge est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1 - Le 6h - 9h30
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À cause du confinement, le nombre d'accidents de la route aurait baissé de 80%. C'est la raison pour laquelle la Maif a décidé de rendre 100 millions d'euros à ses sociétaires. Mais tout n'est pas aussi simple, décrypte Axel de Tarlé.

C'est une conséquence (heureuse) du confinement : le nombre d’accidents de la route aurait chuté de 80% ! La Maif a donc décidé de rendre 100 millions d’euros à ses sociétaires.

Joli coup de pub de la Maif ! Ca représente, en moyenne,  un cadeau d’une  cinquantaine d’euros pour chaque assuré Maif. Car effectivement, avec le confinement, le trafic routier et donc les accidents ont chuté de 80%. D’ailleurs, si on poursuite la logique, on peut espérer la même chute du nombre de morts sur les routes. Ça ferait une centaine de vies sauvées, pour le mois de mars.

Autre conséquence positive de ce confinement où l’on reste chez soi 24 heures sur 24 : le nombre de cambriolage d’habitations aurait lui aussi chuté. Une baisse de 80% également en région parisienne selon la police. Car les cambriolages, contrairement à ce qu’on croit, ont lieu en journée.

Même si là, prudence, parce qu’on n’a pas encore les retours de ceux qui sont partis se mettre au vert, à la campagne et qui pourraient avoir une mauvaise surprise en rentrant. Mais, qui sait ? Là aussi, les assureurs feront ils (peut-être) un geste sur les assurances habitations. 

En attendant, les compagnies d’assurance sont vertement critiquées pour ne pas prendre en charge les conséquences économiques du coronavirus.

Oui, c’est vrai, mais parce que c’est trop gros. Les pertes d’exploitations des entreprises sont évaluées à quelque 100 milliards d’euros. C’est inassurable. Ca mettrait au tapis nombre de compagnies. C’est pour cela que les assureurs n’assurent pas les épidémies, les guerres et les révolutions.

Pourtant, on arrive bien à assurer les catastrophes naturelles. Pourquoi pas les épidémies ?

Effectivement, on pourrait envisager d’ajouter une ligne supplémentaire, payante bien sûr sur nos contrats d’assurance pour couvrir le risque épidémie. Sachant que de toute façon, au-delà d’un certain montant. C’est toujours l’Etat qui paye. Il n’y a pas de secret à la fin, seul l’Etat est capable d’assumer ce genre de catastrophe qui n’arrive qu’une fois par siècle.