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Les patrons français plébiscités à l'étranger, le silence de Dylan après le Nobel, Jean-François Copé : les Experts d'Europe 1 vous informent

Les experts Europe 1

25 octobre 2016

Episode - 00 minutes - Société

Description de l'épisode

Axel de Tarlé, Géraldine Woessner et Sophie Larmoyer font le point sur l'actualité du jour.


>> Les Grands Patrons français plébiscités à l'étranger

Par Axel de Tarlé, expert économique.

Selon une étude de l'Université de Harvard, aux Etats-Unis, qui a publié une liste des 100 patrons les plus performants au monde, les grands patrons Français seraient les mieux placés, après les Américains. Pour parler de performance, l'université a retenu un critère financier qui s'analyse sur le long terme. Elle a aussi pris en compte les dimensions sociale et environnementale pour 20 % de la note.

Dans ce top 100, on trouve 10 Français, ce qui fait des Français le 1er contingent de patrons devant, les Allemands, les Anglais...mais derrière les Américains. Qui sont-ils ces 10 patrons français ? Bernard Arnault (LVMH), Jacques Aschenbroich (Valéo), Benoît Potier (Air Liquide), Martin Bouygues, Maurice Levy, Jean-Paul Agon (L'Oréal), Xavier Huillard (Vinci), Gilles Schnepp (Legrand), Michel Landel (Sodexo), Jan-Paul Clozel (Actelion). Surprise : pas Carlos Ghosn !

Ce qui explique cette bonne côte des PDG français, c'est la force de nos groupes du CAC 40. Par ailleurs, les patrons Français ont une culture internationale plus forte qu'ailleurs (en Allemagne, aux Etats-Unis, vous faites carrière dans votre pays. En France, vous faites le tour des filiales). Les Français allient aussi rigueur mathématique et créativité latine.

Quand on a réussi en France, (vu les taxes, les impôts, les normes, les réglementations, le climat social, les syndicats...) on peut réussir dans tous les pays ! En tous les cas, la Preuve, que nous avons tout pour réussir dans la mondialisation.

 

>> Aucune réaction de Bob Dylan après son Prix Nobel de littérature

Par Sébastien Krebs

Silence radio ! Depuis presque deux semaines, Bob Dylan n'a toujours pas réagi au prix Nobel de Littérature qui lui a été attribué. Pas un merci ! On ne sait toujours pas s'il viendra chercher son prix le 10 décembre lors de la cérémonie à Stockholm.

Une attitude qui commence à agacer certains membres de l'Académie, qui apprécient peu d'être à ce point snobés, comme cet écrivain suédois, qui s'est un peu emporté ce week-end : c'est "impoli", même "arrogant", a lâché Per Wästberg.. "Il est comme il est", mais à partir de maintenant, l'Académie ne lèvera plus le petit doigt. Ce n'est pas la peine d'insister, il ne répond pas. "Maintenant la balle est dans son camp." L'Académie a vite rectifié le tir, avec un communiqué plus policé : "Les lauréats sont libres de réagir comme ils l'entendent."

Mais depuis l'annonce le 13 octobre, le comité Nobel a tout essayé, le téléphone, les mails, adressés à tout son entourage. Pas de réponse. Personne ne sait ce que Bob Dylan pense de son prix Nobel. Il n'a réagi ni sur scène, alors qu'il a donné une demi douzaine de concerts depuis, ni sur les réseaux sociaux. Sur son site internet officiel, il y a bien eu une petite mention, ajoutée quatre jours plus tard et retirée au bout de quelques heures seulement !

Refuser son prix ? En tout cas pour l'instant, il fait comme si cela n'existait pas et c'est peut-être encore pire ! Dans le Washington Post, ses amis racontent qu'il n'a jamais évoqué le sujet, même en privé. Et qu'il pourrait bien ne jamais remercier qui que ce soit ! Quant à venir chercher son prix, beaucoup n'y croient plus. Mais qu'il le veuille ou non, il est lauréat et son nom restera gravé au palmarès des Nobel, même s'il n'en veut pas comme Jean-Paul Sartre, qui en son temps, l'avait déjà refusé.

 En attendant, peut-être faut-il chercher des réponses dans ses chansons. Depuis le jour de son prix, une chanson a refait son apparition, à chaque fin de concert, une chanson de Franck Sinatra : Why try to change me now, soit pourquoi essayer de me changer maintenant ?

 

>> Le vrai-faux de l’info : Jean-François Copé passé au radar

 

Par Géraldine Woessner

Le candidat à la primaire de la droite, invité dans les lundis de la primaire sur Europe 1, a proposé pour le pays un tournant sécuritaire : "Depuis des années on a laissé filer les choses, de telle sorte qu’on a 33% de dépenses sociales sur le PIB contre 3% pour la sécurité", disait-il, lundi à l'antenne.

C’est vrai, dans l’esprit. L’OCDE vient de publier ses dernières données pour 2016. La france est vice-championne du monde de la dépense publique, juste derrière la Finlande. En terme de dépenses sociales : les retraites, la santé, les allocations, elle reste sur la première marche : 31,5 % de notre PIB est avalé par ces prestations, c’est 10 points de plus que la moyenne des 34 pays membres.

Ce sont les retraites, avant la santé, qui font la différence. En revanche, la sécurité tout court, (la police, la justice, les prisons), apparaît clairement comme sous-financée par rapport aux autres pays : en 2014 la France y consacrait 2,8% de ses dépenses totales contre 3 et demi % en Allemagne, 4,6% pour la grande-Bretagne. Il n’y a qu’en matière de défense qu’on dépasse la moyenne, et encore, on reste loin de l’objectif qu’impose en théorie, le traité de l’OTAN. 

L’État social a pris le pas sur l’état régalien. Et c’est encore plus net quand on se projette dans le temps : ces dépenses régaliennes ont fondu : elles représentaient 6,5% du PIB dans les années 60, moins de 3% aujourd’hui. D’où la proposition choc de Jean-François Copé, qui promet de recruter 50.000 nouveaux fonctionnaires dans ces secteurs régaliens.

Il accuse d’ailleurs Nicolas Sarkozy d’avoir supprimé des postes dans la police. S'il s'y est opposé à l'époque, c’était tellement discret qu’il n’en reste aucune trace. Ce qui est est certain, c'est qu’en tant que député, il a voté tous les budgets présentés par la droite, voté donc, la suppression de ces postes, il voulait même aller plus loin dans la révision générale des politiques publiques, le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux qui devait partir en retraite.

Et quand il a eu l’occasion de s’amender, il ne l’a pas fait. En Novembre 2015, le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve vient à l'assemblée défendre un amendement portant création de 900 nouveaux postes de gendarmes et policiers. On a retrouvé la vidéo, il y avait ce jour-là 18 députés dans l’hémicycle seulement, dont deux républicains, qui ont voté contre. Monsieur Copé n'a pas pris la peine de se déplacer.

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