Les futures mamans pourront bientôt faire leur monitoring à la maison

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L'innovation du jour est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1 - Le 6h - 9h30
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Avec la crise du coronavirus, la pratique de la téléconsultation explose. Comme le raconte Anicet Mbida dans sa chronique innovation du jour, une start-up est en train de mettre en place une forme de "télé-monitoring" pour les femmes enceintes.

On en a beaucoup parlé : le nombre de téléconsultations a explosé ces dernières semaines. On pourrait même aller encore plus loin, avec le suivi des femmes enceintes. Elles vont désormais pouvoir faire leur monitoring à la maison. 

C’est autant une question de confort que de désengorgement des hôpitaux. En fin de grossesse, on est amené à faire de nombreux allers-retours vers la clinique ou l’hôpital pour un suivi. Parfois, ils peuvent être très éloignés de son domicile. En ce moment, ils peuvent aussi être surchargés. Et surtout, on risque d’être exposé aux virus.

D’où l’idée de faire ce suivi à distance, tranquillement chez soi, sur son canapé. On enfile une ceinture spéciale avec plusieurs capteurs. Ils vont enregistrer les mouvements du bébé, ses battements du cœur, ceux de sa mère et envoyer le tout, en temps réel, au gynécologue ou au médecin traitant.

Comment ça marche, on achète la ceinture soi-même ou elle est fournie par le médecin ?

Non, c’est le médecin qui la fournit, qui explique comment l’utiliser et qui planifie les sessions. Cela reste donc un rendez-vous classique, sauf qu’il s’effectue à distance et qu’il n’y a pas besoin de se déplacer.

Dans certains cas, on pourra demander à la maman de prendre des relevés elle-même en dehors des rendez-vous. Ça permettra un suivi plus précis des grossesses à risque, et de détecter plus facilement certains cas comme l’hypertension artérielle ou l’arythmie cardiaque. Mais dans tous les cas, ce sera toujours supervisé par un médecin 

C’est une ceinture conçue par la start-up israélienne Nuvo Group. Elle vient de recevoir l’agrément médical aux États-Unis et des discussions pourraient bientôt aboutir avec les autorités françaises.