Publicité
Publicité

Dracula : le monstre qui a inspiré la fiction (partie 1)

Au Cœur de l'Histoire

30 décembre 2020

Episode - 00 minutes - Société

Description de l'épisode

Dracula paraît en 1897 dans l'Angleterre puritaine de la fin de l'ère victorienne. Dans ce nouvel épisode du podcast Europe 1 Studio "Au cœur de l'Histoire", Jean des Cars vous dévoile la vérité sur le personnage qui a inspiré ce roman culte. Un homme sanguinaire qui a terrorisé la Transylvanie et la Moldavie au milieu du XVème siècle, et n’avait rien à voir avec le héros romantique inventé par Bram Stoker : Vladislav III, dit "l’empaleur"...


Dès la parution du roman de Bram Stoker, la figure de Dracula s’impose dans l’imaginaire occidental. Dans ce nouvel épisode du podcast Europe 1 Studio "Au cœur de l'histoire" , Jean des Cars revient aux sources de ce personnage de fiction qui s'inspire directement d'un homme ayant bel et bien existé : Vlad Tepes "l'empaleur"... 

Bram Stoker invente Dracula

L’année 1897 restera marquée dans la mémoire des Anglais pour deux raisons : la première, éminemment respectable, est le jubilé de Diamant de la reine Victoria, souveraine d’Angleterre et impératrice des Indes. Une digne vieille dame qui est à la tête de la première puissance politique et économique du monde, une grand-mère de l’Europe, vénérée et respectée comme l’incarnation d’une époque à laquelle elle a donné son prénom, l’ère victorienne. Mais 1897 est aussi l’année de la parution d’un livre qui va enthousiasmer les lecteurs britanniques. Son héros est le contraire de la reine, l’incarnation de la cruauté, de la perversion, du Mal absolu. Un mythe : Dracula, qui va très rapidement s’imposer dans l’imaginaire occidental.

L’auteur de cet ouvrage, Bram Stoker, est un écrivain irlandais passionné de folklore et de sciences occultes, ami, entre autres, d’Arthur Conan Doyle, le père de Sherlock Holmes, d’Oscar Wilde, auteur sulfureux du roman fantastique "Le portrait de Dorian Grey", du poète et dramaturge Irlandais nobélisé William Butler Yeats, mais aussi d’Arminius Vambery, orientaliste, membre de l’Académie Hongroise des Sciences, un spécialiste des légendes de l’Europe Centrale… 

Abraham, dit "Bram" Stoker est né en 1847, à Clontarf, près de Dublin, dans une famille protestante. Il est le fils d’un petit fonctionnaire travaillant auprès du Gouverneur Général d’Irlande. Alors qu’il se passionne pour la littérature et le théâtre, Stoker suit des études scientifiques à Dublin car son père le destine à une carrière de fonctionnaire. Celles-ci terminées, il entre dans l'administration centrale irlandaise. Parallèlement, il écrit régulièrement des critiques théâtrales dans le Dublin Mail. Sa vie bascule lorsqu’il rencontre, lors de ses tournées en Irlande, le grand acteur John Henry Irving qui lui propose de devenir le régisseur de son théâtre londonien, le Lyceum Theater.

Lassé de sa vie bureaucratique, le jeune homme va pouvoir assouvir sa passion pour la poésie et le théâtre. En 1878, Il s’installe à Londres avec son épouse. Il vit dans l’ombre d’Irving et se charge totalement de la gestion de son théâtre. Parallèlement, il publie deux petits essais en 1879 sur ses expériences de fonctionnaire en Irlande, des contes pour enfants en 1882, parus en France sous le titre "Au-delà du crépuscule" et, enfin, en 1897, "Dracula". 

Ce livre connaît d’abord un succès d’estime, puis le bouche-à-oreille fonctionne, il devient progressivement un énorme succès, voire un triomphe qui fera de son auteur l’homme d’un seul livre, même s’il publiera de nombreux autres romans, plutôt médiocres, avant de mourir en 1912, dans l’anonymat et le dénuement. Alors comment Bram Stoker a-t-il accouché de ce chef-d'œuvre ?

Depuis l’enfance, ses goûts littéraires le portent sur le fantastique. Sa santé fragile l’oblige à être souvent alité. Sa mère lui transmet alors le riche héritage folklorique irlandais, rempli de fées et d’esprits de l’au-delà. Il a 5 ans quand une terrible épidémie de choléra frappe le nord de l’Irlande. Cela semble avoir développé chez lui un goût prononcé pour l’horreur. Adulte, il se passionne pour l’ésotérisme et l’occultisme. Il fait partie d’une société secrète, la Golden Dawn, l’Aube Dorée. 

Tout ceci n’a rien d’exceptionnel, ce goût de la magie et de la démonologie est très répandu à l’époque. L’Aube Dorée se spécialise dans l’enseignement et la pratique de la magie et des sciences occultes au Moyen Âge. On y pratique des rituels d’après des manuscrits, comme le "Livre des Morts" des anciens Egyptiens. 

Bram Stoker est un étrange mélange d’austérité victorienne, conformiste et conservatrice, qui transparaît dans toute sa correspondance privée et, en même temps, d’un souffle poétique teinté d’érotisme qui fait de son "Dracula" un roman flamboyant. A la sa parution, Henry Irving écrit : "Je n’avais aucunement l’idée que Stoker avait ça en lui. C’était une personne avec les pieds bien sur terre."

Bram Stocker découvre le véritable Dracula 

On a souvent avancé l’idée que c’est grâce à son ami Arminius Vambery, historien orientaliste de l’université de Budapest, rencontré en 1890, que Bram Stoker avait appris l’existence du prince Dracula, alias Vladislav ou "Vlad" Tepes. Dans son livre, Bram Stoker lui rend hommage. En effet, Van Helsing, le chasseur de vampires ennemi juré de Dracula, demande de l’aide à son ami Arminius Vambery, de l’Université de Budapest. En réalité, Stoker a découvert son personnage dans un ouvrage publié en 1820, sur les principautés de Moldavie et de Valachie, puis il a approfondi ses connaissances grâce à la bibliothèque du British Museum où il a beaucoup travaillé. 

L’histoire de Vlad-Dracula commence hors de Valachie. Il naît en 1429, en Transylvanie, un royaume voisin dans lequel son père avait été condamné à l’exil. Il est le deuxième fils de Vlad II prince de Valachie. Le père de notre Dracula était surnommé Dracul, qui signifie en roumain le Diable mais aussi le Dragon, car il avait reçu des mains de l’Empereur Germanique Sigismond les insignes de l’Ordre du Dragon, fondé en 1408. Les descendants de Dracul sont logiquement appelés "Drăculea", ce qui veut dire "fils du Dragon". Pour l’instant, rien de vraiment inquiétant. 

En contrepartie de leur "titre", les princes de Valachie doivent combattre sous la bannière du Dragon les Infidèles, c'est-à-dire les Ottomans. C’est ce que va faire notre Vlad-Dracula avec une grande énergie. Cela lui vaudra d’ailleurs, quelques siècles plus tard, d’être élevé par le conducator Nicola Ceausescu, président de la Roumanie, au rang de Héros National pour avoir consacré sa vie à libérer sa patrie de l’emprise des Turcs. 

Lorsque Vlad-Dracul, le père de Dracula, récupère son trône de Valachie, il ne porte pourtant pas secours aux Chrétiens, comme promis à l’Empereur. Il juge plus prudent de conclure une alliance avec les Turcs… Il essaye néanmoins de protéger les populations chrétiennes, ce qui lui vaudra d’être "invité" en 1444 par le sultan Mourad. Il part à sa rencontre accompagné de ses deux fils cadets, le futur Dracula, âgé de 13 ans et son frère Radi. Tous trois sont emprisonnés. Dracul renouvelle alors son serment de fidélité à Mourad. Il est libéré mais ses fils sont gardés en otage.

Dracula et son frère vont passer environ quatre ans dans les geôles turques. Ils finissent par s'en évader en 1448. Cette expérience va le marquer profondément et lui interdire, à jamais, de croire en la bonté humaine. Lorsqu’il monte sur le trône de Valachie à la mort de son père, il affirme brutalement son autorité sur ses sujets, puis organise une armée de 10 000 à 20 000 hommes avec une cavalerie très mobile pour combattre les Turcs. 

Sa campagne est très glorieuse. Et chaque fois qu’il s’empare d’une citadelle, tous les prisonniers sans exception sont soumis au supplice de l’empalement. Concrètement, celui-ci consiste à enfoncer un pieu, le pal, sous le sternum ou dans les parties intimes du condamné alors qu’il est encore vivant, avant de le hisser à la verticale pour qu’il se fasse transpercer lentement sous l’effet de la gravité, jusqu’à ce que mort s’en suive. Une mort lente et extrêmement douloureuse dont la rapidité dépendait de l’acuité de la pointe, de la profondeur à laquelle on l'enfonçait et de la taille du pieu. Généralement l’extrémité du pal était arrondie afin de pouvoir s’introduire dans la chair sans l’écorcher directement, de sorte à ce que la torture dure le plus longtemps possible. Elle ressortait finalement par le thorax, les épaules ou la bouche en fonction de l’angle dans lequel elle avait été introduite. L’objectif de ce procédé était, évidemment, de terrifier ceux qui y assistaient. 

Rapidement, Vlad devient l’empaleur... Lors d’un raid devenu légendaire, “la nuit de la terreur”, il parvient à disperser des milliers d’Ottomans en s’introduisant la nuit dans leur principal campement. Il fait 20 000 prisonniers qu’il conduit dans sa capitale, Targoviste. Fidèle à sa réputation, il les fait tous empaler dans un espace de trois kilomètres sur un. Une effroyable forêt de pieux coiffés d’hommes agonisants… que découvrent les Turcs lorsqu’ils investissent la ville.

On comprend que le nouveau sultan, Méhémet II, décide alors de le pourchasser jusque dans les montagnes. Il fait le siège de son château situé au cœur des Carpates. Vlad s’y est réfugié avec son épouse Drusilla. Un Valaque fidèle décoche une flèche en direction d’une tour du château. Elle porte un message annonçant l’arrivée imminente des Turcs. C’est Drusilla qui le découvre. Terrorisée à l’idée de devenir la prisonnière du sultan, elle préfère se jeter du haut de la tour dans la rivière. Bram Stoker ne s’intéressera pas à cet épisode. Mais bien plus tard, Francis Ford Coppola en fera la scène d’ouverture de son magistral film "Dracula", sorti en 1993. Vlad réussit à s’échapper avant l’arrivée de ses ennemis. Il trouve refuge auprès de Mathias Corvin, roi de Hongrie et Voïvode, c'est-à-dire seigneur de Transylvanie. Mais Corvin, horrifié par ses forfaits, le fait emprisonner pendant douze ans. Dans une lettre au Pape, il décrit Dracula comme un pervers, capable d’inventer les pires supplices pour torturer ses prisonniers.

Un pamphlet anonyme, "Histoire du Voïvode Dracula", commence alors à circuler. Il décrit par le menu les exactions commises par le prince. C’est une démolition en règle du personnage. Il est pourtant libéré en 1474, et reconquiert son trône de Valachie deux ans plus tard. C’est à ce moment-là qu’il va livrer sa dernière bataille contre les Turcs. Trahi par un de ses hommes de confiance, il est attaqué par surprise et se fait décapiter d’un coup d’épée. Il avait 45 ans. La cruauté de Vlad l’empaleur a convaincu Bram Stoker d’en faire l’incarnation du Mal, mais il manque à son héros quelque chose d’essentiel pour le rendre encore plus redoutable : l’immortalité…

Dracula devient un vampire

On raconte qu’une nuit de 1895, Bram Stoker dormait très mal à la suite d’une indigestion de crabes farcis. Il aurait rêvé qu’un vampire sortait de sa tombe pour venir lui sucer le sang ! On n’est pas tout à fait sûr de la véracité de ce cauchemar. Mais ce qui est certain, c’est que le génie de l’auteur a été de faire de Dracula un vampire ! 

Depuis l’Antiquité, le sang a un caractère sacré. Le Christ a sauvé l’Homme en offrant son propre sang pour sceller la Nouvelle Alliance. Dès le XIe siècle, des croyances se propagent, parlant de revenants capables de sucer le sang des mortels. Les récits de vampires deviennent abondants aux XIIe et XIIIe siècles mais ils disparaissent au cours du XIVe siècle en Europe Occidentale. On peut y voir l’influence de l’Inquisition qui, par sa lutte contre les hérésies, fait taire les nombreuses superstitions, alors très répandues. 

Au même moment, des récits mettant en scène des vampires se mettent à circuler dans les Balkans, en Russie et en Grèce, mais l’Eglise Orthodoxe se montre plus souple, ce qui permet à ces histoires de perdurer. Il faut attendre le XVIIIe siècle pour que les vampires refassent parler d’eux en Europe Occidentale. Les dictionnaires anglais et français commencent à mentionner le mot de "vampire" à partir de 1732. Le terme est emprunté au serbe et dérivé de "Opyr", qui existe dans toutes les langues slaves et désigne une "créature imaginaire buveuse de sang"… 

Le vampire est un revenant, un ancien vivant mais qui se manifeste sous une forme tangible. Il y a des êtres prédisposés à devenir vampires, notamment les personnes rousses avec un système pileux particulièrement développé. Les autres deviennent vampires en étant mordus par un vampire d’origine. Le vampire ne supporte pas la lumière du jour. Il s’en protège dans son cercueil, et ne s’éveille que la nuit, de préférence quand la Lune brille. 

L’astre participe à la dramatisation du récit par sa lumière blafarde qui souligne les ombres plus qu’elle ne dissipe les ténèbres. Pour se débarrasser d’un vampire, il faut agir aux premières lueurs de l’aube et lui enfoncer un pieu dans le cœur d’un seul coup ! Il peut alors se volatiliser en poussière. Sinon, on le décapite avec une bêche de fossoyeur puis on brûle les restes afin d’éviter qu’il ne se reconstitue. Ensuite, il faut disperser ses cendres aux quatre vents. Bram Stoker connaît parfaitement tous ces rituels, mais vaincre Dracula ne sera pas une tâche facile. Il faudra à peu près 660 pages pour en venir à bout !

Un roman fascinant 

Stoker utilise les lettres ou les journaux intimes de chacun des protagonistes pour raconter son histoire. C’est habile car cette intimité avec les personnages rend le récit fascinant. On passe de Londres à la Transylvanie sans perdre le fil. C’est vif et enlevé. Un grand plaisir de lecture ! 

L’auteur s’est documenté sur les Carpates où il n’a jamais mis les pieds. Il les décrit avec une précision remarquable, comme le faisait Jules Verne dans les aventures de ses personnages. Le récit commence par le départ de Jonathan Harker, jeune clerc de notaire, vers un château dans les montagnes de Roumanie. Il prend un bateau puis un train. Il va rencontrer le mystérieux comte Dracula, qui a décidé d’acquérir une propriété en Angleterre où il compte s’installer. Jonathan est chargé de lui faire signer les actes d’achat. Très vite, il s’inquiète de ce personnage troublant. Une nuit, il observe Dracula sortant par une fenêtre : "Je vis le corps entier jaillir lentement de la fenêtre et se mettre à ramper, tête en bas, le long de la paroi du château, au mépris de ce gouffre qui s’ouvrait sous lui. Oui, il rampait comme une bête avec son manteau qui flottait dans le vent, comme deux monstrueuses ailes animales… Je distinguai les doigts et les orteils qui s’agrippaient aux angles des moellons sans mortier et qui se servaient de la moindre aspérité, de la plus petite saillie pour descendre à une vitesse étonnante, comme un lézard le long de muraille."

Autre source d’inquiétude, trois somptueuses créatures aux dents acérées tentent de le séduire. Dracula les arrête avant l’irréparable ! Jonathan a raison d’avoir peur : Dracula c’est le Diable, le Mal absolu et le Diable a décidé, à lui seul, d’envahir l’Angleterre ! 

Bram Stoker s’est inspiré de la tradition pour créer le comte : il est allergique à l’ail, il craint les croix et les objets consacrés, il a le pouvoir de se transformer en brouillard ou en chauve-souris. Mais l’auteur a aussi inventé de nouvelles caractéristiques. Ainsi, il n’y a pas de miroir dans le château car ils ne peuvent refléter les vampires. Roman Polanski s’en souviendra dans son délicieux et brillant pastiche "Le bal des Vampires", en 1967. 

Dracula accoste en Angleterre à bord du cargo Déméter, à Whitby, petite ville balnéaire du Yorkshire, en compagnie de quelques cercueils où dorment ses dévouées succubes, des démons femelles. La tragédie va pouvoir commencer.

 

Ressources bibliographiques :

Bram Stoker, Dracula, Traduction de Jacques Finné (Le Livre de Poche, 1979)

Céline du Chéné & Jean Marigny, Dracula, prince des ténèbres (Larousse, 2009)

Dorica Lucaci, Dracula, le mal aimé de l’Histoire (Editions de l’Opportun, 2019)

 

Vous voulez écouter les autres épisodes de ce podcast ?

>> Retrouvez-les sur notre site Europe1.fr et sur Apple Podcasts , Google podcasts, Deezer, Dailymotion , YouTube , ou vos plateformes habituelles d’écoute.

>> Retrouvez ici le mode d'emploi pour écouter tous les podcasts d'Europe 1 

 

"Au cœur de l’Histoire" est un podcast Europe 1 Studio

Auteur et présentation : Jean des Cars
Production, diffusion et édition : Timothée Magot
Réalisation : Jean-François Bussière
Graphisme : Karelle Villais

 

 

Animateurs associés
  • Docteur Albert Schweitzer, le pionnier de la médecine humanitaire

    Docteur Albert Schweitzer, le pionnier de la médecine humanitaire

    Stéphane Bern

    Stéphane Bern raconte, alors qu’on commémore, en cette année 2025, les 60 ans de sa disparition, le destin de celui qui fut musicien, théologien, écrivain, philosophe avant de devenir le docteur Albert Schweitzer parti au fin fond de l’Afrique fonder un dispensaire au Gabon pour soigner les malades et répandre, à son tour, les bienfaits que la vie lui a donnés… D’où lui vient sa foi humaniste ? En quoi le docteur Schweitzer était-il précurseur pour son temps ? Comment a-t-il inspiré les générations futures ? Pour en parler, Stéphane Bern reçoit Matthieu Arnold, historien et théologien, auteur de la biographie "Albert Schweitzer" (Fayard) (rediffusion)

      Audio -   7 janvier 2026  - 37 min

      Audio -   7 janvier 2026  - 37 min

  • Légende du Roi Arthur : entre mythes et réalités

    Légende du Roi Arthur : entre mythes et réalités

    Virginie Girod

    Depuis des siècles, les aventures du Roi Arthur et des personnages qui forment son univers - Merlin, Lancelot, Perceval ou encore Guenièvre - ne cessent de nous passionner. Dessins animés, films, série, bien des productions artistiques y puisent leur inspiration. Mais la légende du Roi Arthur est avant tout un élément central de la culture occidentale. L’écriture des aventures des chevaliers de la Table Ronde, étalées sur plusieurs siècles, est un témoignage fantastique des évolutions des sociétés médiévales européennes. A condition, déjà, de démêler la vérité de la légende ! C’est ce que vous allez découvrir dans cet entretien avec Martin Aurell, historien médiéviste et auteur de "La légende du roi Arthur" paru aux éditions Perrin. (rediffusion)

      Audio -   7 janvier 2026  - 22 min

      Audio -   7 janvier 2026  - 22 min

  • Arthur Conan Doyle, le créateur de Sherlock Holmes

    Arthur Conan Doyle, le créateur de Sherlock Holmes

    Stéphane Bern

    Stéphane Bern raconte le créateur du plus célèbre des détectives, un écrivain anglais qui a créé un héros qui l’a dépassé et qu'il a fini par détester. Ou la véritable histoire de Arthur Conan Doyle, le créateur de Sherlock Holmes. De qui l’auteur s’est-il inspiré pour créer son personnage culte ? Pourquoi l’a-t-il autant détesté ? Quel était le rêve secret d’Arthur Conan Doyle ? Est-ce vraiment élémentaire mon cher Watson ? Pour en parler, Stéphane Bern reçoit François Rivière, romancier, fidèle lecteur des aventures de Sherlock Holmes, et auteur de “Arthur Conan Doyle, L’histoire extraordinaire du créateur de Sherlock Holmes” (Tallandier). (rediffusion)

      Audio -   6 janvier 2026  - 39 min

      Audio -   6 janvier 2026  - 39 min

  • Anne d'Autriche, la mère du Roi Soleil [2/2]

    Anne d'Autriche, la mère du Roi Soleil [2/2]

    Virginie Girod

    Écoutez la suite du récit consacré à Anne d’Autriche, mère de Louis XIV, raconté par l’historienne Virginie Girod. Les complots et coups bas se poursuivent à la cour de France, mais Anne d’Autriche parvient à s’en dégager habillement. Le 5 septembre 1638, après 22 ans de mariage et 4 fausses couches, Anne d’Autriche met au monde son premier enfant, un garçon. La reine a alors 37 ans. Mais dans un climat de défiance à la cour, elle doit organiser son futur. À travers son fils aîné, Anne d’Autriche prépare sa régence. Louis XIII, en mauvaise santé, meurt en 1643. Le nouveau roi, Louis XIV, a alors 4 ans. Anne d’Autriche tient enfin son rôle de régente. Dans sa tâche, elle peut compter sur le soutien du premier ministre, le Cardinal Mazarin. Ensemble, ils vont faire face à l'un des événements les plus tragiques du XVIIe siècle : la Fronde. C’est à la fin de cette période que Louis XIV, bien qu’adolescent, s’impose comme le roi de France. Peu à peu, il concentre tous les pouvoirs entre ses mains, et Anne d’Autriche, la reine mère, perd définitivement son pouvoir politique. (rediffusion)

      Audio -   6 janvier 2026  - 15 min

      Audio -   6 janvier 2026  - 15 min

  • Mazarin et ses 7 nièces

    Mazarin et ses 7 nièces

    Stéphane Bern

    Stéphane Bern raconte le destin de Mazarin, le cardinal italien, principal ministre du royaume sous la régence d’Anne d’Autriche puis sous le règne de Louis XIV, et ses nièces dont il a fait les instruments de son ambition… Comment les 7 nièces du cardinal Mazarin l'ont-elles servi ? En quoi l’avenir de ces 7 jeunes filles était-il lié à celui de leur oncle ? Que devaient lui rapporter les unions matrimoniales qu’il nourrissait pour elles ? Pour en parler, Stéphane Bern reçoit Evelyne Lever, historienne et auteure de "Les Princesses Mazarines, la gloire du cardinal" (Tallandier, collection Texto) (rediffusion)

      Audio -   5 janvier 2026  - 42 min

      Audio -   5 janvier 2026  - 42 min

  • Anne d'Autriche, la mère du Roi Soleil [1/2]

    Anne d'Autriche, la mère du Roi Soleil [1/2]

    Virginie Girod

    Découvrez le destin d’Anne d’Autriche, mère du Roi Soleil, raconté par l’historienne Virginie Girod dans un récit inédit en deux parties. Anne d’Autriche descend de la lignée des Habsbourg d’Espagne. La jeune fille grandit dans l’optique de représenter son pays dans une cour étrangère, lorsqu’elle se mariera. Et justement, il est décidé qu’Anne sera mariée au premier fils d’Henri IV, le futur Louis XIII. A seulement 13 ans, la jeune fille rejoint la cour de France. Mais c’est une désillusion pour elle. Anne sent qu’elle n’a aucune influence sur son mari, et ce dernier la délaisse. Alors que le rôle principal d’une souveraine est de donner naissance à un héritier, le mariage d’Anne d’Autriche et de Louis XIII reste stérile. Au sein de la cour, manipulation et complot politique vont bon train. Malgré elle, Anne d’Autriche est victime de l’un d’eux, ce qui la fragilise grandement au sein de la cour. (rediffusion)

      Audio -   5 janvier 2026  - 14 min

      Audio -   5 janvier 2026  - 14 min

  • L'Eglise au milieu du village - La chapelle Saint-Michel d'Aiguilhe au Puy-en-Velay

    L'Eglise au milieu du village - La chapelle Saint-Michel d'Aiguilhe au Puy-en-Velay

    Europe 1

    Pour finir l’année en beauté, pirates, prophètes, explorateurs, artistes et saints se croisent dans cette semaine spéciale d’Au Cœur de l’Histoire version fêtes. De Zarafa la girafe à Houdini le roi des évasions, de la naissance du Père Noël à l’art de la table de François Vatel, du mystère de l’expédition Lapérouse à la route de la soie, embarquez pour deux semaines spéciales où l’Histoire se pare de magie, de mystères et d’émotions !

      Audio -   4 janvier 2026  - 05 min

      Audio -   4 janvier 2026  - 05 min

  • Nostradamus, un prophète à la cour des Valois ? [2/2]

    Nostradamus, un prophète à la cour des Valois ? [2/2]

    Jean des Cars

    Pour finir l’année en beauté, pirates, prophètes, explorateurs, artistes et saints se croisent dans cette semaine spéciale d’Au Cœur de l’Histoire version fêtes. De Zarafa la girafe à Houdini le roi des évasions, de la naissance du Père Noël à l’art de la table de François Vatel, du mystère de l’expédition Lapérouse à la route de la soie, embarquez pour deux semaines spéciales où l’Histoire se pare de magie, de mystères et d’émotions !

      Audio -   4 janvier 2026  - 14 min

      Audio -   4 janvier 2026  - 14 min

  • Nostradamus, un prophète à la cour des Valois ? [1/2]

    Nostradamus, un prophète à la cour des Valois ? [1/2]

    Jean des Cars

    Pour finir l’année en beauté, pirates, prophètes, explorateurs, artistes et saints se croisent dans cette semaine spéciale d’Au Cœur de l’Histoire version fêtes. De Zarafa la girafe à Houdini le roi des évasions, de la naissance du Père Noël à l’art de la table de François Vatel, du mystère de l’expédition Lapérouse à la route de la soie, embarquez pour deux semaines spéciales où l’Histoire se pare de magie, de mystères et d’émotions !

      Audio -   4 janvier 2026  - 17 min

      Audio -   4 janvier 2026  - 17 min

  • La route de la soie : entre mythes et merveilles

    La route de la soie : entre mythes et merveilles

    Fabrice D'Almeida

    Pour finir l’année en beauté, pirates, prophètes, explorateurs, artistes et saints se croisent dans cette semaine spéciale d’Au Cœur de l’Histoire version fêtes. De Zarafa la girafe à Houdini le roi des évasions, de la naissance du Père Noël à l’art de la table de François Vatel, du mystère de l’expédition Lapérouse à la route de la soie, embarquez pour deux semaines spéciales où l’Histoire se pare de magie, de mystères et d’émotions !

      Audio -   3 janvier 2026  - 29 min

      Audio -   3 janvier 2026  - 29 min

Publicité
En lien avec cette émission
Laurence Ferrari
Société

Punchline

Laurence Ferrari

Une heure d'information, d'analyses et de débats en direct du lundi au vendredi, en codiffusion avec CNEWS.

Maël Laurent
Société

Europe 1 Nuit Week-end

Maël Laurent

Maël Laurent vous livre le concentré de l'actualité du jour, tout en gardant un œil sur les événements à venir avec les Unes de la presse du lendemain.

Alexis de La Fléchère
Société

Europe 1 Matin week-end

Alexis de La Fléchère

Chaque samedi et dimanche, de 6h à 9h, Alexis de La Fléchère entouré des journalistes de la rédaction et des chroniqueurs de la station, vous propose un point complet sur l'actualité pour mieux la comprendre. Un rendez-vous incontournable pour commencer votre week-end. Culture, société et évasion seront également au programme de ces trois heures.

Europe 1 Soir
Société

Europe 1 soir week-end

Stéphanie de Muru

Entouré des journalistes de la rédaction d'Europe 1 et de ses invités, Stéphanie de Muru analyse, mène les débats, et remet en perspective les dernières actualités.

Pascal Praud.
Société

Pascal Praud et vous

Pascal Praud

Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

Maël Hassani.
Société

Europe 1 Nuit

Maël Hassani

Tous les soirs, Maël Hassani vous livre le concentré de l'actualité du jour, tout en gardant un œil sur les événements à venir avec les Unes de la presse du lendemain.

Pierre de Vilno.
Société

Europe 1 Soir

Pierre de Vilno

Le tour complet de l'actualité en compagnie de Pierre de Vilno et de la rédaction d'Europe 1 de 19 heures à 21 heures.

Pascal Praud.
Société

L'Heure des Pros

Pascal Praud

Du lundi au vendredi juste après la matinale d'Europe 1, place à L'Heure des Pros, présentée par Pascal Praud. Entouré d'éditorialistes, il revient entre 9h et 9h30 sans concession sur tous les sujets au cœur de l'actualité.

Réécoute Dimitri Pavlenko
Société

Europe 1 Matin

Dimitri Pavlenko

Des journaux, des interviews, de l'expertise, une revue de presse, de l'humeur... Emmené par Jacques Serais, Europe 1 Matin, c'est deux heures d'informations, mais pas seulement. C'est aussi du décryptage et de l'analyse pour mieux comprendre le monde qui nous entoure et les enjeux derrière les dernières actualités. Politique, société, économie, faits divers, sport... Aucun sujet n'échappe à la rédaction d'Europe 1. <br />

Réécoute Alexandre Le Mer
Société

Europe 1 Bonjour

Alexandre Le Mer

Alexandre Le Mer, entouré des journalistes de la rédaction d'Europe 1, vous guide à travers un tour complet de l'actualité dès les premières heures du jour. Pendant deux heures, plongez dans un format convivial où chaque demi-heure vous apporte une nouvelle édition des journaux, pour rester à jour avec les dernières informations. Un moment idéal pour commencer la journée informé, tout en profitant d’un ton décontracté et d’une équipe passionnée par le décryptage des événements qui façonnent notre monde.