Réouverture des hôtels et restaurants : 100.000 salariés pourraient manquer à l'appel

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Selon une étude, 100.000 salariés pourraient manquer lors de la réouverture des hôtels et restaurants. 1:54
Selon une étude, 100.000 salariés pourraient manquer lors de la réouverture des hôtels et restaurants. © AFP
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Les restaurants, les bars et les hôtels pourraient manquer de personnel au moment de leur réouverture. Les organisations professionnelles du secteur s'en inquiètent, car cette situation pourrait concerner jusqu'à 100.000 salariés. 

Il va manquer 100.000 salariés lorsque les restaurants, les bars et les hôtels vont rouvrir. C'est l'estimation qui ressort d'une étude réalisée à la demande des syndicats patronaux de l'hôtellerie et de la restauration. Des commis de cuisine, serveurs, barmen, demi-chefs de rang, chefs de rang ou encore maîtres d'hôtel qui pourraient ne pas répondre présent quand l'activité, mise en pause à cause de la crise du Covid-19, redémarrera. 

"Toute la difficulté réside dans le fait que depuis le confinement, ces professionnels-là vivent une vie différente", explique Didier Chenet, président du Groupement national des indépendants de l'hôtellerie et de la restauration, interrogé sur Europe 1. "Certains ont commencé à travailler dans ces secteurs à 18 ans, et depuis, ils ont toujours organisé leur vie personnelle autour de cette vie professionnelle", précise-t-il. Mais en effet, en chômage partiel depuis un an, ils ont découvert qu'il y a une autre vie possible, plus proche de sa famille, en travaillant dans des secteurs d'activité qui offrent des horaires "normaux" et qui proposent des salaires comparables.

Renforcer l'attractivité de ces secteurs

L'étude montre que les salariés de ces secteurs craignent à la fois les conditions de leur retour, à temps plein ou à temps partiel, mais aussi les pertes de compétences. C'est pourquoi il est nécessaire de renforcer l'attractivité de ces métiers, selon l'étude. Elle cite plusieurs leviers comme le versement de primes et de bons d'achat, l'amélioration de la qualité de vie au travail, un management moins vertical et une politique de formation plus volontariste. "Tout le travail qui nous attend est de trouver comment remotiver les troupes", réagit Didier Chenet. 

Europe 1
Par Olivier Samain, édité par Justine Hagard