La baisse des taux du livret A et du LEP relance les interrogations autour de l'épargne retraite. Inquiets pour leur pouvoir d’achat, une majorité de Français cherche des solutions pour préparer l’après-vie active, entre immobilier, assurance-vie et placements de long terme.
Au 1er février, le taux du livret A tombera à 1,5 %, contre 1,7 % actuellement. Celui du livret d'épargne populaire, destiné aux ménages modestes, sera abaissé à 2,5 %.
Dans ce contexte, la question de l'épargne retraite s’impose. Plus de sept Français sur dix se disent préoccupés par leur pouvoir d’achat une fois la vie active terminée. Beaucoup cherchent donc à mettre de l'argent de côté pour faire face aux prochaines échéances.
Pour préparer une retraite plus sereine, devenir propriétaire reste un atout majeur, à condition d'avoir soldé son crédit. Maxime Chipoy, président de Moneyvox, rappelle que "lorsqu'on part à la retraite, les revenus baissent de 30 à 50 %. Si un loyer représentant environ 30 % des revenus doit encore être payé, la situation devient vite compliquée. Être propriétaire de sa résidence principale permet d'éviter l'essentiel des difficultés".
Assurance-vie et PER en tête des placements
Côté épargne financière, deux produits font consensus selon Philippe Crevel, directeur du Cercle de l'épargne. "L'assurance-vie est un véritable couteau suisse, utile pour financer des projets à moyen terme comme la retraite. Le PER, le plan d'épargne retraite, a été conçu spécifiquement pour cet objectif, avec un avantage clé : la déduction fiscale à l'entrée pour constituer un capital ou une rente".
Autre levier possible, l'investissement locatif, qui permet de percevoir des loyers en complément de la pension. Les placements boursiers, via le PEA notamment, peuvent aussi s'avérer intéressants sur le long terme.
Selon les spécialistes, au bout de vingt ans, le risque de perte devient quasi nul, avec un rendement annuel espéré compris entre 7 et 10 %.