Quatre conseils pour décrocher son premier emploi en temps de crise

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Beaucoup de jeunes ont du mal à trouver un emploi pendant la crise économique dues à la situation sanitaire. 0:56
Beaucoup de jeunes ont du mal à trouver un emploi pendant la crise économique dues à la situation sanitaire. © AFP
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Les offres d'emploi se font rares pour les jeunes diplômés depuis l'apparition du coronavirus. Pourtant, il y en a assure le directeur général de l'Association pour l'emploi des cadres (Apec) Gilles Gateau, dans l'émission "La France Bouge" sur Europe 1. Il donne ainsi quelques conseils pour se préparer à affronter le marché du travail.

Le constat est sans appel : en 2020, il y avait 42% d'offres accessibles aux débutants de moins que l'année précédente, selon l'Apec. Largués sur le marché du travail depuis septembre, les jeunes diplômés peinent à décrocher leur premier emploi. Mais il y a encore des sources d'optimisme, assure Gilles Gateau, le directeur général de l'Association pour l'emploi des cadres (Apec), invité de La France Bouge, mercredi. L'Apec propose aujourd'hui par exemple près de 43.000 offres accessibles aux débutants sur son site. Sur Europe 1, Gilles Gateau livre quelques conseils aux jeunes arrivants pour décrocher leur premier job.

Penser à l'alternance 

Si vous n'avez pas fini vos études et que vous cherchez un moyen d'intégrer le marché du travail, il est toujours temps de se tourner vers l'alternance. Et bonne nouvelle, "il n'y a pas de baisse des embauches sur les contrats d'apprentissage et de professionnalisation", souligne Gilles Gateau. Avant d'ajouter : "C'est bon signe !" Et pour lui, c'est avant tout un atout pour les entreprises d'embaucher des jeunes. Ils "sont une énergie dont les entreprises ont besoin aussi dans ce moment difficile qu'elles traversent", poursuit le directeur général de l'Apec.

Se tourner vers les petites entreprises

Une fois les études terminées, place à la rédaction des CV. Et là, les jeunes diplômés ont tendance à viser les grandes entreprises. "On envoie son CV, on fait des candidatures spontanées chez L'Oréal, chez EDF, etc.", raconte Gilles Gateau. Avant de rappeler que "la moitié des embauches de jeunes diplômés après une licence, un master ou un doctorat, se fait dans des entreprises de moins de 250 salariés". Il incite donc à faire un important travail de recherche en amont pour ne pas oublier les petites et moyennes entreprises (PME) dans ses demandes.

Bien choisir son secteur... quitte à s'éloigner un peu de son projet initial

Aujourd'hui, la plateforme Apec.fr, qui regroupe les offres emplois de cadres, compte "42.392 offres accessibles aux débutants", selon Gilles Gateau. Parmi ces offres, il y en a 11.000 dans le commerce et le marketing, 5.700 dans les métiers d’études, de recherche et de développement, 6.500 dans la finance, 8.000 dans l’informatique, et 600 dans la communication.

Alors pour trouver un premier emploi, il faut parfois s'éloigner un peu de son secteur de prédilection. Un seul mot d'ordre : l'adaptation. "Savoir s’adapter, c’est faire le pas de côté qui peut ouvrir à une carrière très différente. On n'est plus dans un monde où la première entreprise dans laquelle on est embauché ou le premier métier que l'on exerce détermine toute une carrière", rappelle le directeur de Gilles Gateau. Selon une enquête effectuée par l'Apec, la moitié des moins de 35 ans envisage même de changer de poste dans les douze mois qui viennent. Pour le directeur général de l'Apec "on peut donc entrer dans un CDD ou un CDI et ensuite rebondir sur autre chose".

Ne pas se comparer aux promotions précédentes

La moyenne des salaires de premières embauches pour un jeune cadre en 2019 se trouve autour de 32.000 euros par an. Mais cela va sans nul doute baisser avec la crise économique qui découle de la situation sanitaire. "Ce qu’on dit aux jeunes que l’on reçoit dans les ateliers c’est de ne pas se fier aux salaires d’embauche de la promo précédente parce que ce n’est plus la réalité du marché", conseille Gilles Gateau. Mais il rappelle enfin que l'important reste d'essayer, de candidater et de ne surtout pas tomber dans une forme "d'attentisme" jusqu'à ce que la situation économique s'améliore.

Europe 1
Par Manon Bernard