Prime à la casse : ce qui va changer

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Nicolas Hulot a annoncé lundi dans Libération une extension de la “prime à la casse”, dans le cadre de son plan climat. Le gouvernement vise à remplacer 100.000 véhicules pour l’année 2018.

Chèque énergie, crédit d’impôt transformé en prime, aide au remplacement d’une chaudière au fioul… Dans Libération, lundi, Nicolas Hulot a levé le voile quatre des mesures de son plan climat annoncé début juillet. La refonte de la prime à la casse est le dispositif-phare de ce plan pour les ménages. Europe1.fr vous explique ce qui change avec la nouvelle mouture de la "prime à la conversion" détaillée par le ministre de la Transition écologique et soldidaire.

Prime généralisée. À l’heure actuelle, les ménages non-imposables peuvent recevoir une prime lorsqu’ils achètent un véhicule moins polluant : 500 euros si le véhicule émettant moins de 110 grammes de CO2 par kilomètre date de janvier 2011 à septembre 2015, 1.000 euros si le véhicule n’excède pas le même seuil de pollution mais est plus récent. Dans les colonnes de Libération, Nicolas Hulot explique que ce dispositif sera "généralisé à tous les Français propriétaires de véhicules essence d’avant 1997 ou diesel d’avant 2001", à partir de 2018.

Des véhicules d’occasion concernés. Nouveauté du plan climat : cette prime concernera aussi des véhicules d’occasion et non plus neufs, à condition que la voiture soit porteuse d’une vignette Crit’Air 0, 1 ou 2. Vous pouvez retrouver dans cet article la catégorie à laquelle appartient votre voiture pour cette année.

Trois millions de véhicules éligibles. Les ménages non-imposables verront eux la prime doubler dans certains cas, jusqu’à 2.000 euros. Elle concernera "dans le cas du diesel, les véhicules antérieurs à 2006", précise le ministre. "La prime à la conversion, à laquelle à peu près 3 millions de voitures anciennes et polluantes seront éligibles, s’adresse donc à tous les Français, mais elle sera modulée en fonction des conditions de ressources", affirme par ailleurs Nicolas Hulot.

Coup de pouce à l’électrique. Le gouvernement a également décidé d’apporter un coup de pouce à l’achat de véhicules électriques, dont le marché est encore naissant. Le bonus de 6.000 euros accessible à tous les foyers désireux de passer à l’électrique sera maintenu. Il sera désormais accompagné d’une prime à la conversion de 2.500 euros, ajoute Nicolas Hulot.

Malus amplifiés. En revanche, les possesseurs de véhicules diesel et/ou polluants vont être plus durement touchés par cette mesure afin de financer la hausse des bonus prévue. À commencer par le seuil de déclenchement du malus : celui-ci va passer de 127 à 120 grammes de CO2 par kilomètre. En clair, si vous achetez une voiture qui émet 122 grammes de CO2 par kilomètre une fois la mesure entrée en vigueur, vous paierez quelques dizaines d’euros, alors qu’à l’heure actuelle vous ne déboursez rien. Le malus des véhicules les plus polluants, comme les très gros 4x4, va être lui relevé de 10.000 à 10.500 euros. La liste des nouveaux malus par seuils n’est pas encore disponible, seul le barème actuel est disponible sur le site du ministère de la Transition écologique et solidaire.

Europe 1
Par Thibaud Le Meneec