Le groupe doit faire face à l'augmentation des prix des emballages. 7:38
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Gauthier Delomez
Invité dans l'émission "La France bouge", le président du chocolatier Jeff de Bruges, Philippe Jambon, explique que son entreprise se prépare tant bien que mal à assurer la période des fêtes de fin d'année, notamment en raison du manque de matières premières. Malgré tout, "les prix ne bougeront pas" avant Noël, assure-t-il sur Europe 1. Pour 2022, en revanche, la donne pourrait être différente.

Bon nombre de Français comptent sur Jeff de Bruges pour déguster des chocolats à Noël. Si les ventes augmentent ces derniers temps selon son président, Philippe Jambon, l'entreprise doit faire face au défi du manque de matières premières qui touche beaucoup de pays dans le monde, notamment en ce qui concerne les emballages. Mais que les gourmands se rassurent : le président du groupe affirme sur Europe 1 que "les prix ne bougeront pas" avant Noël. "On n'aura peut-être pas tout le choix qu'on avait imaginé, mais on aura des boîtes et du chocolat", poursuit le président dans l'émission La France bouge.

32% du chiffre d'affaires annuel du groupe à Noël

La période des fêtes de fin d'année représente 32% du chiffre d'affaires annuel du groupe, précise Philippe Jambon. Une période cruciale donc pour l'entreprise. "On essaye d'être fin prêt. Le problème est de savoir ce que l'on doit fabriquer. Entre le moment où l'on décide et où on livre un magasin, il se passe trois semaines (...). Toute la complexité est d'avoir les produits disponibles à temps dans les magasins pour bien réussir Noël", explique le président du groupe.

Malgré tout, il était difficile de prévoir cette pénurie mondiale de matières premières qui touche beaucoup de secteurs, à l'image du chocolat. "On avait essayé d'anticiper les choses. Ce qu'on n'avait pas imaginé, c'est que dans les ports, des bateaux qui veulent bien embarquer un container, prennent deux, trois, voire quatre semaines de retard. On ne fait pas nos chocolats en Asie, mais on y fait un certain nombre de nos emballages, et on est très tendu en flux", souligne Philippe Jambon.

Une évolution possible des prix en 2022

La part des emballages représente "un petit pourcentage" de la dépense du groupe. Le président de l'entreprise veut donc empêcher que la montée en flèches des prix ne se répercute sur les artisans. "On a des commerçants indépendants qui ont besoin de leurs marges pour vivre, pour résister. On doit donc tenir compte de l'évolution des prix qui sont pour l'instant un peu fous." C'est pourquoi le chocolatier n'exclut pas une augmentation des prix en 2022 : "Après Noël, une autre époque s'entame. On verra en fonction de l'évolution de cette inflation".

Philippe Jambon partage tout de même sa peur si cette situation devait perdurer pour les fêtes : "Ma grosse angoisse est de savoir si je vais être à deux chiffres (pour le chiffre d'affaires, NDLR) à Noël ou pas". Au total, pour le chocolatier, cette période des fêtes de fin d'année représente "des volumes importants pour alimenter 530 magasins" partout en France, et à l'étranger.