L'IFI, qui a remplacé l'ISF, va rapporter plus que prévu

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L'impôt sur la fortune immobilière s'est substitué à l'ISF cette année.
L'impôt sur la fortune immobilière s'est substitué à l'ISF cette année. © OLIVIER MORIN / AFP
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Selon Les Echos, le nouvel impôt sur la fortune immobilière devrait permettre à l'État d'engranger un peu plus d'un milliard d'euros en 2018. Un montant supérieur aux prévisions.

Bonne nouvelle à Bercy. L'IFI, l'impôt sur la fortune immobilière qui a remplacé l'impôt sur la fortune (ISF) à partir de cette année, devrait rapporter plus que prévu. En 2018, l'État devrait en effet, selon les premières informations du ministère des Finances dévoilées par Les Echos, récolter plus d'un milliard d'euros en 2018. Les premières prévisions ne faisaient état "que" de 850 millions de recettes.

Des prédictions affinées. En réalité, ces anticipations restaient très floues, de nombreux éléments étant inconnus de Bercy : la composition du patrimoine de certains ménages n'était pas détaillée, tout comme la part des dettes déductibles. Les biens immobiliers possédés par des entreprises n'étaient, eux non plus, pas connus exactement. C'est en se dotant de toutes les informations nécessaires que le ministère des Finances a pu affiner ses calculs, et arriver donc à un chiffre supérieur à un milliard d'euros de rendement.

Trois milliards de moins que l'ISF. Cela reste, bien sûr, moins que l'ISF, qui rapportait près de 4 milliards d'euros à l'État (après bouclier fiscal et plafonnement). Quelque 120.000 ménages ont déposé une déclaration d'IFI, soit trois fois moins que ceux qui étaient soumis à l'ISF, notent Les Echos. Par ailleurs, il est difficile de dire si ces recettes seront constantes. Certains foyers fortunés pourraient par exemple modifier la composition de leur patrimoine pour être moins ponctionnés. À l'inverse, la hausse des prix de l'immobilier pourrait améliorer le rendement de l'IFI.

Un impôt très critiqué

L'IFI a remplacé l'ISF dans le dernier projet de loi de finances, voté à l'automne 2017. Il avait à l'époque suscité de nombreuses critiques. La gauche avait fustigé un "cadeau" de 3 milliards faits aux plus riches, doutant fortement de l'effet de "ruissellement" promis par La République en marche!. La droite, de son côté, avait dénoncé un rendement trop faible, une taxe dirigée vers les "petits riches", et plaidait pour la suppression totale de l'ISF.