Le patron du Medef reconnaît "une urgence environnementale et climatique"

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Edouard Philippe était présent mardi à l'Université d'été du Medef.
Edouard Philippe était présent mardi à l'Université d'été du Medef. © ERIC PIERMONT / AFP
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Geoffroy Roux de Bézieux a mis en avant le rôle des entrepreneurs dans la gestion de ce défi, mardi, lors de l'Université d'été du Medef. 

Le président du Medef Geoffroy Roux de Bézieux a reconnu mardi l'existence d'une urgence environnementale et climatique, quelques heures après la démission du ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot.

"Nous sommes confrontés, on le voit aujourd'hui, à une urgence environnementale et climatique", a déclaré le successeur de Pierre Gattaz dans son discours d'ouverture de l'Université d'été du Medef à Jouy-en-Josas. Pour relever ce défi et d'autres d'ordre technologique ou sociétal, le nouveau patron des patrons juge que "l'initiative est maintenant du côté de la sphère privée".

"L'initiative est maintenant du côté du secteur privé". "Un tiers des consommateurs choisit désormais ses marques en fonction de leur impact environnemental ou social. Ils attendent des entreprises qu'elles soient des acteurs du changement sociétal", a-t-il rappelé. Selon le patron du Medef, "dans le spatial, les biotechnologies, la médecine, l'initiative est maintenant du côté du secteur privé. Ce sont les entrepreneurs qui vont relever la plupart des défis présents et à venir : transition énergétique, biodiversité, urbanisation".

"Aujourd'hui ce sont les entrepreneurs qui changent le monde!", s'est exclamé Geoffroy Roux de Bézieux en faisant référence à Google et Facebook, mais aussi à Elon Musk et de son ambition d'envoyer un vol spatial sur Mars.

Il a ajouté que si "les entrepreneurs ont la liberté de séquencer notre ADN ou de créer un cryptomonnaie, ils doivent accepter les responsabilités qui vont avec", évoquant la responsabilité sociale des entreprises.

Un avertissement à Édouard Philippe. Le président du Medef a aussi insisté sur la responsabilité des chefs d'entreprise au moment où "le rêve européen s'est évanoui dans les sables du repli identitaire". "Ce qu'on appelle parfois le populisme avec mépris doit nous interroger. Il ne sert à rien d'avoir raison contre les concitoyens. C'est pour cela que l'Europe doit être un sujet majeur de notre action", a-t-il ajouté.

Avant de passer la parole au Premier ministre Édouard Philippe, il a estimé que le gouvernement avait "redonné la confiance aux entrepreneurs" en dépit de mesures annoncées lundi par Bruno Le Maire qui ont envoyé selon lui "un très mauvais signal", notamment le report de neuf mois d'un allègement de charges prévu au 1er janvier. "Nous préférons les preuves d'amour aux déclarations d'amour", a-t-il tranché.