Le luxe, ce (gros) poids lourd du CAC 40

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Le rachat du géant américain Tiffany par LVMH démontre une fois de plus l’excellente santé du luxe dans l’économie française. Au point que le secteur représente plus du quart du poids économique du CAC 40. L’indice parisien lui doit en grande partie sa belle santé actuelle.

Un géant américain sous pavillon tricolore. L’affaire n’est pas banale, et c’est sans doute pourquoi le rachat du joallier Tiffany par LVMH fait autant de bruit dans le monde du luxe. Le secteur est d’ailleurs dans une forme économique resplendissante, en témoigne son poids au sein du CAC 40, l’indice de la Bourse de Paris qui tient compte des 40 plus grosses entreprises françaises.

Renault vaut 16 fois moins que LVMH

Le poids du secteur du luxe a triplé depuis 2007 dans l’indice CAC 40 : il en représente aujourd’hui 27%, c’est de très loin le secteur qui pèse le plus lourd. Dix fois plus, par exemple, que le secteur automobile. Les chiffres sont impressionnants : LVMH vaut 205 milliards d’euros, soit 16 fois plus que Renault qui est valorisé moins de 13 milliards.

La première banque de la zone euro, BNP Paribas, vaut exactement trois fois moins que le numéro un mondial du luxe. Depuis le début de l’année, les valeurs du luxe comme LVMH, Kering ou Hermès font d’ailleurs beaucoup mieux que le reste de la bourse de Paris.

Des niveaux plus atteints depuis près de 12 ans

Et c’est grâce au luxe que l’indice CAC 40 est en passe de dépasser les 6.000 points. Cette perspective n’est plus très loin. Depuis le début de l’année, l’indice phare parisien a gagné 25%. Il a terminé lundi soir à 5.924 points. Cela fait plus de 12 ans, avant la crise de 2008 donc, qu’il n’avait pas atteint de tels niveaux. Et il est effectivement tiré par le luxe puisque LVMH, depuis le début de l’année, a bondi de 57%.

LVMH est d’ailleurs la seule valeur de la zone euro avec Royal Dutch Shell à valoir plus de 200 milliards d’euros - 210 milliards pour Shell. Les investisseurs aiment ce secteur du luxe car il offre des rendements récurrents et qu’il résiste mieux que d’autres lorsque les marchés sont agités. Et ça n’est pas près de changer.

Europe 1
Par Nicolas Barré, édité par Rémi Duchemin