CO2, temps de trajet... La SNCF lance un éco-comparateur pour conquérir des voyageurs

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La SNCF lance un éco-comparateur 1:30
La SNCF lance un éco-comparateur © Thomas SAMSON / AFP
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Pour répondre à des voyageurs de plus en plus écoresponsables, la SNCF a mis en place un nouveau comparateur de billets comprenant le CO2, le temps de trajet et, un nouveau critère, le "temps utile". L'idée pour l'entreprise, très touchée par la crise sanitaire, est d'arriver à convaincre ses clients.

Combien "coûte" notre mode de transport sur le plan environnemental ? Les voyageurs sont de plus en plus nombreux à se le demander lors d'un déplacement en avion, en train, en voiture ou encore en bus. Alors pour mettre en avant les avantages écologiques du train, la SNCF a lancé, jeudi soir, un comparateur de mobilités sur son site. 

L'éco-comparateur est basé sur plusieurs critères dont les émissions de CO2, avec les données de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), et la durée du voyage. Il permet de savoir, par exemple, que pour un trajet Nantes-Paris en TGV, cela prendra 2h10 et avec une émission de 800 grammes de CO2. Juste à côté, on retrouve une comparaison avec un trajet en voiture. Il durerait 3h30 et rejetterait 75 kg de CO2, soit quatre années d'utilisation moyenne d'un four électrique par un foyer français. L'avion, le covoiturage et les cars sont également affichés. 

Le prix n'est pas affiché dans le comparateur

Le service est disponible pour les soixante trajets les plus demandés par les Français, qui représentent 26 millions de billets vendus en un an. Seulement, un critère essentiel n'est pas encore pris en compte : le prix. "Il est néanmoins très rapidement accessible une fois que le client a observé l'information d'émission de CO2, de temps de trajet et de temps utile", assure Anne Pruvot, directrice générale d'e-voyageurs SNCF.

La SNCF a même déployé un tout nouveau critère. C'est la notion de "temps utile" soit le temps dont le voyageur dispose à bord pour travailler, lire ou regarder une série. Un argument supplémentaire pour le train, que la SNCF met en avant alors que la compagnie a encore perdu 60% de ses passagers TGV et Intercités en février.

Europe 1
Par Aurélien Fleurot, édité par Manon Bernard