C'est un nouveau coup dur pour les tenanciers de bars. Le gouvernement a annoncé la fermeture anticipée des bars à 22h maximum dans 11 grandes villes du pays , provoquant la colère des professionnels du secteur. Cette fermeture pourra même être plus tôt encore, selon les décisions prises par les préfets concernés d'ici à lundi. Plusieurs dizaines de cafetiers se sont réunis jeudi et ont jeté symboliquement au sol les clés de leurs établissements dans le 11e arrondissement de Paris.
"On a jeté nos clés pour dire à la mairie de se démerder avec nos établissements. On ne peut plus rien faire. Je tiens un bar de nuit, on commence notre activité à 17h jusqu’à 2h du matin. Là on nous sucre quatre heures d’exploitation, les quatre heures où les gens sortent le plus", s’est alarmé sur Europe 1 Laurent Ribeiro, qui tient un bar à Paris.
Les restaurateurs en colère déposent symboliquement leurs clés au sol à Paris (11e) pour protester contre les fermetures anticipées pour raisons sanitaires.
— Remy Buisine (@RemyBuisine) September 24, 2020
Ils dénoncent une stigmatisation de la profession. pic.twitter.com/xCzIpmQnKp
"Que l’État paye nos loyers !"
Cette fermeture anticipée suscite également la crainte d’une fermeture totale des bars et restaurants, comme à Marseille et en Guadeloupe. "Ça a fermé à Marseille, on sent que ça va être notre tour la semaine prochaine", s’est inquiété Laurent Ribeiro, qui en appelle aux pouvoirs publics pour aider un secteur déjà très fragilisé par la pandémie .
"On peut comprendre qu’il y ait une pandémie très grave et que nos établissements posent problème. Mais alors protégez-nous ! Que l’État ou les mairies payent nos loyers, que nos charges sociales et fiscales soient prises en charge par l’État , sinon on ne peut pas."