Investissements étrangers : la Chine perd du terrain, la France intègre le "top 5"

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La confiance dans l'économie française, qui "a fortement augmenté depuis l'élection d'Emmanuel Macron", n'a pas été "affectée par le mouvement des 'gilets jaunes'", note le cabinet de conseil.
La confiance dans l'économie française, qui "a fortement augmenté depuis l'élection d'Emmanuel Macron", n'a pas été "affectée par le mouvement des 'gilets jaunes'", note le cabinet de conseil. © Lionel BONAVENTURE / AFP
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La Chine se fait moins attractive tandis que la France gagne du terrain en matière d'investissements directs à l'étrangers, selon le classement annuel du cabinet A.T. Kearney. 

La Chine perd du terrain en terme d'attractivité aux yeux des grands investisseurs internationaux, à l'inverse de la France qui intègre pour la première fois le "top 5" des pays les plus attrayants, selon le classement annuel du cabinet A.T. Kearney. D'après cet indice des pays les plus propices aux investissements directs à l'étranger (IDE), publié lundi par le cabinet de conseil américain, 77% des entreprises comptent augmenter leur niveau d'investissement au cours des trois prochaines années.

Les Etats-Unis toujours premiers

Pour la 7ème année consécutive, les Etats-Unis occupent la première place du classement des pays les plus attractifs. Une position liée à "son vaste marché domestique", sa "fiscalité compétitive" et ses "capacités technologiques", souligne A.T. Kearney. Arrivent ensuite l'Allemagne, le Canada et le Royaume Uni qui conserve sa quatrième place malgré la perspective du Brexit. La France complète le podium et entre pour la première fois dans le "top 5", avec une attractivité qui dépasse celle de la Chine.

La confiance dans l'économie française, qui "a fortement augmenté depuis l'élection d'Emmanuel Macron en 2017", n'a pas été "affectée par le mouvement des 'gilets jaunes'", note ainsi le cabinet de conseil, pour qui la France "reste compétitive".

Une majorité de pays développés

La Chine, qui avait occupé la tête de ce classement entre 2002 et 2012, tombe pour sa part à la 7ème place, soit son plus bas classement depuis la création de cet indice voilà 20 ans. Parmi les explications avancées figurent le "ralentissement de la demande intérieure", le "recul des exportations", les "inquiétudes croissantes sur le niveau d'endettement des entreprises chinoises" et "l'impact de la guerre commerciale avec les Etats-Unis".

Au total, "22 des 25 premières places sont occupées par des pays développés", souligne A.T. Kearney. Une situation qui tient, selon le cabinet de conseil, à l'importance accordée par les investisseurs à la question "de la gouvernance et de la régulation".