Inflation : le vrac peut-il être une solution pour payer moins cher ses aliments ?

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Le vrac attire de plus en plus les consommateurs face à l'inflation. © Philippe LOPEZ / AFP
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Noa Moussa , modifié à
Pendant la pandémie de Covid-19, le vrac a connu des périodes difficiles, éloignant les consommateurs de ses rayons. L'inflation actuelle les fait cependant revenir peu à peu vers cette solution écologique, économique et antigaspi qui permet de choisir la quantité souhaitée et donc de payer moins cher. 

Son sac de courses au bras et ses bocaux en verre à la main, Emmanuelle, 53 ans, déambule entre les grands réservoirs de farine, de pâtes et de fruits secs. Cette cliente de l'enseigne Mademoiselle Vrac est convaincue par les bienfaits de cette méthode de consommation sur son portefeuille. "Je reste encore étonnée quand je passe à la caisse par la faiblesse du montant que je dois payer", explique-t-elle. "Ce qui est bien avec le vrac, c’est qu’on peut choisir ses quantités et en ces temps d’inflation avec notamment le carburant qui augmente, on peut continuer à faire des courses variées et ne pas avoir une addition trop salée à la fin de la semaine".

Le vrac attire les nouveaux clients

Les professionnels du secteur sont unanimes : le vrac attire de plus en plus de nouveaux clients. Didier Onraita, PDG de la chaîne de magasins vrac Day by Day, projette même une hausse de 8% de son chiffre d’affaires d'ici à la fin de l’année. 

Les clients novices n’ont néanmoins pas toujours le mode d’emploi quand il faut se servir soi-même en lessive ou en shampoing, alors Clotilde les guide dans les rayons de son magasin. "La semaine dernière, une dame est arrivée avec trois bocaux Bonne Maman et elle m’a dit 'dites-moi ce qu’il faut faire", raconte la gérante. "Elle est donc venue le mardi, elle a acheté quelques trucs. Elle est revenue le mercredi avec ses bocaux, ses bidons pour la lessive et ça y est, elle était lancée", détaille-t-elle.

Les clients n'hésitent plus à revenir

Et selon Clotilde, ses clients ne dépensent qu’une dizaine d’euros lors de leur première visite, mais très vite ils reviennent pour remplir leur panier de la semaine hors produits frais qui ne se vendent pas en vrac.